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PROPOSITION DE LOI 941 relative à l’interdiction de l’usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges,

PROPOSITION DE LOI

Article unique

L’article L. 511-5 du code l’éducation est ainsi rédigé :

« Art. L. 511–5. – À l’exception des lieux où, dans les conditions qu’il précise, le règlement intérieur l’autorise expressément, l’utilisation d’un téléphone mobile par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges. »

 

N° 941

_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUINZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 14 mai 2018.

PROPOSITION DE LOI

relative à l’interdiction de l’usage du téléphone portable dans les écoles
et les 
collèges,

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l’éducation, à défaut de constitution
d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Richard FERRAND, Cathy RACON-BOUZON, Cédric ROUSSEL, Gabriel ATTAL, Bruno STUDER, Gaël LE BOHEC, Stéphane TESTÉ, Séverine GIPSON, Cendra MOTIN, Marc DELATTE, Jacques MARILOSSIAN, Christine HENNION, Bertrand SORRE, Sereine MAUBORGNE, Olivier VÉRAN, Stéphanie RIST, Pierre HENRIET, Aurore BERGÉ, Jacqueline DUBOIS, Jean-Marc ZULESI, Julien BOROWCZYK, Anne BLANC, Brigitte LISO, Christelle DUBOS, Rodrigue KOKOUENDO, Stéphanie DO, Marie-Pierre RIXAIN, Jean-Pierre PONT, Olivier DAMAISIN, Cécile RILHAC, Gwendal ROUILLARD, Agnès THILL, Pascal BOIS, Jean-François CESARINI, Sandrine JOSSO, Nicole TRISSE, Sylvie CHARRIÈRE, Sira SYLLA, Olivier GAILLARD, Carole GRANDJEAN, Aude BONO-VANDORME, Émilie GUEREL, Marie GUÉVENOUX, Daniel LABARONNE, Béatrice PIRON, Jennifer De TEMMERMAN, Caroline JANVIER, Patrick VIGNAL, Corinne VIGNON, Denis MASSEGLIA, Jean-François PORTARRIEU, Yolaine de COURSON, Françoise DUMAS, Audrey DUFEU SCHUBERT, Éric POULLIAT, Pascale BOYER, Fabienne COLBOC, Catherine OSSON, Martine LEGUILLE-BALLOY, Véronique HAMMERER, Yves DANIEL, Patrice PERROT, Jean-Claude LECLABART, Blandine BROCARD et les membres du groupe La République en Marche et apparentés (1),

députés.

____________________________

(1) Mesdames et Messieurs : Caroline Abadie, Bérangère Abba, Damien Adam, Lénaïck Adam, Saïd Ahamada, Éric Alauzet, Ramlati Ali, Aude Amadou, Patrice Anato, François André, Pieyre-Alexandre Anglade, Jean-Philippe Ardouin, Christophe Arend, Gabriel Attal, Laetitia Avia, Florian Bachelier, Delphine Bagarry, Didier Baichère, Frédéric Barbier, Xavier Batut, Sophie Beaudouin-Hubiere, Belkhir Belhaddad, Aurore Bergé, Hervé Berville, Grégory Besson-Moreau, Barbara Bessot Ballot, Anne Blanc, Christophe Blanchet, Yves Blein, Pascal Bois, Bruno Bonnell, Aude Bono-Vandorme, Julien Borowczyk, Éric Bothorel, Florent Boudié, Brigitte Bourguignon, Bertrand Bouyx, Pascale Boyer, Yaël Braun-Pivet, Jean-Jacques Bridey, Blandine Brocard, Anne Brugnera, Danielle Brulebois, Anne-France Brunet, Stéphane Buchou, Carole Bureau-Bonnard, Pierre Cabaré, Céline Calvez, Émilie Cariou, Anne-Laure Cattelot, Lionel Causse, Danièle Cazarian, Samantha Cazebonne, Jean-René Cazeneuve, Sébastien Cazenove, Anthony Cellier, Jean-François Cesarini, Émilie Chalas, Philippe Chalumeau, Annie Chapelier, Sylvie Charrière, Fannette Charvier, Philippe Chassaing, Guillaume Chiche, Stéphane Claireaux, Mireille Clapot, Jean-Michel Clément, Christine Cloarec, Jean-Charles Colas-Roy, Fabienne Colboc, François Cormier-Bouligeon, Bérangère Couillard, Yolaine de Courson, Michèle Crouzet, Dominique Da Silva, Olivier Damaisin, Yves Daniel, Dominique David, Jennifer De Temmerman, Typhanie Degois, Marc Delatte, Michel Delpon, Nicolas Démoulin, Frédéric Descrozaille, Christophe Di Pompeo, Benjamin Dirx, Jean-Baptiste Djebbari, Stéphanie Do, Loïc Dombreval, Jacqueline Dubois, Christelle Dubos, Coralie Dubost, Nicole Dubré-Chirat, Audrey Dufeu Schubert, Françoise Dumas, Frédérique Dumas, Stella Dupont, Jean-François Eliaou, Sophie Errante, Christophe Euzet, Catherine Fabre, Élise Fajgeles, Valéria Faure-Muntian, Jean-Michel Fauvergue, Richard Ferrand, Jean-Marie Fiévet, Philippe Folliot, Emmanuelle Fontaine-Domeizel, Pascale Fontenel-Personne, Paula Forteza, Alexandre Freschi, Jean-Luc Fugit, Olivier Gaillard, Albane Gaillot, Grégory Galbadon, Thomas Gassilloud, Raphaël Gauvain, Laurence Gayte, Anne Genetet, Raphaël Gérard, Séverine Gipson, Éric Girardin, Joël Giraud, Olga Givernet, Valérie Gomez-Bassac, Guillaume Gouffier-Cha, Perrine Goulet, Fabien Gouttefarde, Carole Grandjean, Florence Granjus, Romain Grau, Olivia Gregoire, Émilie  Guerel, Stanislas Guerini, Marie Guévenoux, Nadia Hai, Véronique Hammerer, Yannick Haury, Christine Hennion, Pierre Henriet, Danièle Hérin, Alexandre Holroyd, Dimitri Houbron, Sacha Houlié, Philippe Huppé, Monique Iborra, Jean-Michel Jacques, Caroline Janvier, Christophe Jerretie, François Jolivet, Sandrine Josso, Hubert Julien-Laferriere, Catherine Kamowski, Guillaume Kasbarian, Stéphanie Kerbarh, Yannick Kerlogot, Loïc Kervran, Fadila Khattabi, Anissa Khedher, Rodrigue Kokouendo, Jacques Krabal, Sonia Krimi, Aina Kuric, Mustapha Laabid, Daniel Labaronne, Amal-Amélia Lakrafi, François-Michel Lambert, Anne-Christine Lang, Frédérique Lardet, Jean-Charles Larsonneur, Michel Lauzzana, Célia de Lavergne, Fiona Lazaar, Marie Lebec, Gaël Le Bohec, Jean-Claude Leclabart, Charlotte Lecocq, Sandrine Le Feur, Didier Le Gac, Gilles Le Gendre, Martine Leguille-Balloy, Christophe Lejeune, Annaïg Le Meur, Marion Lenne, Nicole Le Peih, Roland Lescure, Fabrice Le Vigoureux, Monique Limon, Richard Lioger, Brigitte Liso, Alexandra Louis, Marie-Ange Magne, Sylvain Maillard, Laurence Maillart-Méhaignerie, Jacques Maire, Jacqueline Maquet, Jacques Marilossian, Sandra Marsaud, Didier Martin, Denis Masséglia, Fabien Matras, Sereine Mauborgne, Stéphane Mazars, Jean François Mbaye, Graziella Melchior, Ludovic Mendes, Thomas Mesnier, Marjolaine Meynier-Millefert, Monica Michel, Thierry Michels, Patricia Mirallès, Jean-Michel Mis, Paul Molac, Amélie de Montchalin, Sandrine Mörch, Jean-Baptiste Moreau, Adrien Morenas, Cendra Motin, Naïma Moutchou, Cécile Muschotti, Sébastien Nadot, Mickaël Nogal, Delphine O, Claire O’Petit, Valérie Oppelt, Matthieu Orphelin, Catherine Osson, Xavier Paluszkiewicz, Sophie Panonacle, Didier Paris, Zivka Park, Hervé Pellois, Alain Perea, Patrice Perrot, Pierre Person, Anne-Laurence Petel, Valérie Petit, Bénédicte Peyrol, Michèle Peyron, Damien Pichereau, Laurent Pietraszewski, Béatrice Piron, Claire Pitollat, Barbara Pompili, Jean-Pierre Pont, Jean-François Portarrieu, Benoit Potterie, Éric Poulliat, Natalia Pouzyreff, Bruno Questel, Cathy Racon-Bouzon, Pierre-Alain Raphan, Isabelle Rauch, Rémy Rebeyrotte, Hugues Renson, Cécile Rilhac, Véronique Riotton, Stéphanie Rist, Marie-Pierre Rixain, Mireille Robert, Laëtitia Romeiro Dias, Xavier Roseren, Laurianne Rossi, Gwendal Rouillard, Cédric Roussel, Thomas Rudigoz, Pacôme Rupin, Laurent Saint-Martin, Laëtitia Saint-Paul, Nathalie Sarles, Jacques Savatier, Jean-Bernard Sempastous, Olivier Serva, Benoit Simian, Thierry Solère, Denis Sommer, Joachim Son-Forget, Bertrand Sorre, Bruno Studer, Sira Sylla, Aurélien Taché, Marie Tamarelle-Verhaeghe, Buon Tan, Liliana Tanguy, Adrien Taquet, Jean Terlier, Stéphane Testé, Vincent Thiébaut, Agnès Thill, Sabine Thillaye, Valérie Thomas, Alice Thourot, Huguette Tiegna, Jean-Louis Touraine, Alain Tourret, Élisabeth Toutut-Picard, Nicole Trisse, Stéphane Trompille, Frédérique Tuffnell, Alexandra Valetta Ardisson, Manuel Valls, Laurence Vanceunebrock-Mialon, Olivier Véran, Marie-ChristineVerdier-Jouclas, Annie Vidal, Patrick Vignal, Corinne Vignon, Cédric Villani, Guillaume Vuilletet, Martine Wonner, Hélène Zannier, Jean-Marc Zulesi.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Au cours de sa campagne, le Président de la République s’est engagé à interdire l’usage du téléphone portable dans les écoles primaires et au collège.

L’usage des téléphones mobiles se développe de façon très importante chez les jeunes. Le baromètre du numérique établi par l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) indique que 93 % des 12-17 ans dispose d’un téléphone mobile en 2016 (72 % en 2005).

D’après une enquête réalisée en juin 2017 par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) et l’association Génération numérique, 63 % des 11-14 ans sont inscrits sur au moins un réseau social, et ils sont plus de 4 sur 10 à mentir sur leur âge.

Actuellement, l’utilisation du téléphone portable durant les activités d’enseignement et au sein des établissements scolaires provoque de nombreux dysfonctionnements incompatibles avec l’amélioration du climat scolaire. En effet, son utilisation est susceptible de favoriser, chez les élèves, le développement de pratiques malveillantes ou à risques (cyberharcèlement, cybersexisme) et de les exposer à des contenus violents ou choquants (pornographie).

Durant les activités d’enseignement, l’interdiction de l’usage des téléphones portables permettra de garantir aux élèves un environnement qui permet l’attention, la concentration et la réflexion indispensables à l’activité, à la compréhension et à la mémorisation.

Sur les temps de récréation, l’usage du téléphone portable peut s’avérer néfaste en réduisant l’activité physique et en limitant les interactions sociales entre les élèves. Son usage peut empêcher la construction d’une sociabilisation harmonieuse, essentielle au développement des enfants.

Par ailleurs, l’usage des téléphones portables est à l’origine d’une part importante des incivilités et des perturbations des établissements : casse, racket et vol. Ils servent aussi souvent de support au phénomène de cyberharcèlement qui exporte la violence également en dehors des établissements.

Enfin, les téléphones portables peuvent faciliter l’accès aux images violentes, notamment pornographiques. L’interdiction de l’usage du téléphone portable constitue l’un des outils pour limiter l’exposition des plus jeunes à des images choquantes.

L’interdiction de l’usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges répond à la fois à des enjeux éducatifs et à des enjeux de vie scolaire.

C’est pourquoi un nombre élevé d’établissements scolaires pratiquent une interdiction totale du téléphone portable, souvent à la grande satisfaction des acteurs, mais en l’absence de cadre juridique adapté.

Il est donc nécessaire de consolider le cadre juridique pour permettre l’interdiction effective du téléphone portable dans toutes les écoles et tous les collèges et sécuriser les directeurs et chefs d’établissement mettant en œuvre cette interdiction.

Cette interdiction ne porte pas sur les usages pédagogiques du téléphone portable, s’inscrivant dans un projet éducatif précis et encadrés par le personnel éducatif.

Tel est bien l’objet de la présente proposition qui vise à interdire l’utilisation du téléphone portable au sein des écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges.

Vendredi 25 mai 2018 @ 11:26:02 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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[TV] semaine du 26 mai au 1er juin 2018

RADIO Dimanche 27 mai à 17h00 sur France Culture "Rue des écoles "
Dimanche 27 mai à 20h55 sur Gulli "C'est pas sorcier"
Lundi 28 mai à 8h45 sur France 5 "Les 100 lieux qu'il faut voir : Le Quercy - 2016 - 55 min "
Mercredi 30 mai à 20h55 sur France 5 "Le monde en face : Nucléaire, l'impasse française - 2018 - 65 min"
Mercredi 30 mai à 22h50 sur RMC Découverte "Les grandes heures de l'automobile française - 2016 - 120 min"
Jeudi 31 mai à 20h50 sur RMC Découverte "Tunnel sous La Manche, le chantier du siècle - 2014 -  60 min"
Jeudi 31 mai à 20h55 sur France 2 "Envoyé Spécial :- Vidéos en ligne : enfants sous influence - 2018 -   min"
Vendredi 1er juin à 20h30 sur LCP "Aviation, l'héritage de 14-18 - 2017 - 55 min"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
.Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv

Mercredi 23 mai 2018 @ 16:40:08 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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#EdTech Observatoire Découvrez les acteurs de l'EdTech française

EdTech-Observatoire-TEC2018.jpg

http://www.observatoire-edtech.com/

L’observatoire de la EdTech rassemble les acteurs du numérique pour l'éducation et la formation en France.

Plus de 240 organisations innovantes (startups, pme, et associations) dessinent l'école de demain, l'université du futur et promettent de révolutionner l'apprentissage tout au long de la vie.

Pour quels apprenants ? Pour quels acheteurs ? Grâce à quelles technologies ? Leurs produits et leurs services sont présentés dans ce premier observatoire interactif de la EdTech française. Conçu, dans un mode collaboratif et crowdsourcé, par et pour l'écosystème numérique de l'éducation et de la formation, l'Observatoire a pour objectif de valoriser la scène EdTech française et de montrer les grandes tendances de ce secteur.
Mis à jour régulièrement, cet outil doit permettre d’identifier les solutions et de faciliter les choix des décideurs en matière de services numériques innovants.

L’ensemble des données reproduites et téléchargeables en fichier MS XLS et JSON sur le site web de l’observatoire est sous licence Open Database (ODbL). Cette licence permet à chacun d’exploiter publiquement la base de données; à condition néanmoins de maintenir la licence sur la base de données, et éventuellement, sur les modifications qui y sont apportées, et de mentionner expressément l’usage, s’il génère des créations à partir de celles‐ci.

L'observatoire est le fruit de la collaboration de la Caisse des Dépôts et Cap Digital et sa structure EdFab dédiée à l’éducation, la formation et l’emploi. Il a été réalisé avec le soutien de la Maif. Il est coréalisé avec des acteurs clés de l’écosystème représentés ci-dessous : OpenClassRooms, 360Learning, LearnAssembly, AppScho, MyBlee Math, la région Île de France, le partenaire média Educpros, le fonds EduCapital, Ed21, l’initiative EdTechWorldTour, les clusters EducAzur et SPN Poitou-Charentes, membres du réseau thématique FrenchTech Edutainment.

Rejoindre l'Observatoire de la EdTech 

Vous vous définissez comme une société « EdTech » et vous souhaitez vous inclure dans la base de données de l’Observatoire EdTech piloté par la Caisse des Dépôts, EdFab (CapDigital) et un groupe d’entrepreneurs et d'investisseurs français dans l'éducation.Cette base de données recense toutes les sociétés Edtech françaises afin de donner plus de visibilité à la filière du numérique éducatif et du learning dans toutes ses composantes. L'idée est également de permettre le rapprochement entre votre offre et la demande publique et privée. Cette base de données est mise en forme grâce à une data visualisation et est consultable par toutes et tous. Merci de bien vouloir remplir ce questionnaire pour que nous puissions récupérer les informations nécessaires pour vous mettre en valeur (année de création, secteur d’activité, stack techno, etc…). Attention ne sont pas inclus les sociétés de conseil et les médias. En cas de doute, n'hésitez pas à envoyer un mail avant de remplir le formulaire à contact@observatoire-edtech.com L’équipe

Statistiques

Produits / services

  • Outils de gestion pour enseigner et former 122
  • Formation à des compétences numériques 121
  • Formation à des compétences techniques 102
  • Formation académique 93 
  • Services aux familles et étudiants 72
  • Activités extra-scolaires et développement personnel 70
  • Services pour publics à besoins éducatifs particuliers 61
  • Autres 39

Clients

  • Établissements d'enseignement 196
  • Entreprises 193
  • Particuliers 164
  • Organismes de formation 115
  • Services publics ou associations 102
  • Autres 5 

Technologies

  • Contenus innovants 170
  • Serious game / learning apps 110
  • Solutions de distribution 108
  • Adaptive learning 101
  • Learning Management System / CMS 88
  • Social media / outils de collaboration 71
  • Plateforme d'agrégation et distribution de services 63
  • Technologies de back / middle office, connections 61
  • Blended learning 53
  • Supports / équipements 28
  • Réalite virtuelle / augmentée 28
  • IoT / digital school places 19
  • Autres 13

Régions

  • Île-de-France 210
  • Auvergne-Rhône-Alpes 25
  • Nouvelle-Aquitaine 15
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur 11
  • Hauts-de-France 15
  • Occitanie 12
  • Bretagne 7
  • Pays-de-la-Loire 10
  • Centre-Val-de-Loire 6
  • Grand-Est 4
  • Normandie 1
  • Bourgogne-Franche-Comté 1
  • Corse 1

Dimanche 20 mai 2018 @ 11:58:42 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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[TV] semaine du 19 au 25 mai 2018

RADIO Dimanche 20 mai à 17h00 sur France Culture "Rue des écoles "
Lundi 21 mai à 23h30 sur LCP "La gueule de l'emploi - 2010 - 100 min)
Mardi 22 mai à 20h55 sur France 5 "Concorde, le rêve supersonique - 2018 - 80 min
Mercredi 23 mai à 17h10 sur ARTE " Xénius : Que nous dit une photo ? - 2017 - 27 min"
Jeudi 24 mai à 22h45 sur RMC Découverte "Dassault, 100 ans d'aviation française - 2016 - 90 min"

Et tous les jours sur ARTE : "Xenius"
.Sans oublier le site TV   http://www.lesite.tv

Mercredi 16 mai 2018 @ 21:16:37 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Loi de programme n°85-1371 du 23 décembre 1985 sur l'enseignement technologique et professionnel

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L'Assemblée nationale et le Sénat ont délibéré,

L'Assemblée nationale a adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Titre I. Dispositions générales

Art. 1er. - L'enseignement technologique et professionnel contribue à l'élévation générale des connaissances et des niveaux de qualification. Il constitue un facteur déterminant de la modernisation de l'économie nationale.

Art. 2. - La technologie est une des composantes fondamentales de la culture. Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d'enseignement supérieur relevant des ministères de l'éducation nationale et de l'agriculture assurent un enseignement de technologie.

Art. 3. - Tous les élèves et les étudiants sont initiés à la technologie et à l'usage de l'informatique.

Art. 4. - Les formations conduisant à un diplôme technologique ou professionnel sont soumises à une procédure d'évaluation. Leurs contenus sont périodiquement actualisés.

Art. 5. - L'organisation des diplômes sanctionnant une formation technologique ou professionnelle prévoit la délivrance d'une attestation validant les acquis de ceux qui ont suivi la formation sans obtenir le diplôme la sanctionnant, afin de leur permettre de la reprendre ou de la continuer. Cette attestation détermine le niveau des connaissances et des compétences acquises et peut prendre la forme d'unités capitalisables.

Titre II. L'enseignement technologique

ET PROFESSIONNEL DU SECOND DEGRE

Art. 6. - Les formations technologiques du second degré ont pour objet de dispenser une formation générale de haut niveau ; elles incluent l'acquisition de connaissances et de compétences techniques et professionnelles.

Elles sont principalement organisées en vue de préparer ceux qui les suivent à la poursuite de formations ultérieures. Elles peuvent leur permettre l'accès direct à la vie active.

Elles sont dispensées essentiellement dans les lycées d'enseignement général et technologique ainsi que dans les lycées d'enseignement général et technologique agricoles.

Les formations technologiques du second degré sont sanctionnées par la délivrance d'un baccalauréat technologique.

Art. 7. - Les formations professionnelles du second degré associent à la formation générale un haut niveau de connaissances techniques spécialisées. Principalement organisées en vue de l'exercice d'un métier, elles peuvent permettre de poursuivre une formation ultérieure.

Les formations professionnelles du second degré sont dispensées essentiellement dans les lycées professionnels et dans les lycées professionnels agricoles.

Les enseignements professionnels du second degré sont sanctionnés par la délivrance d'un certificat d'aptitude professionnelle, d'un brevet d'études professionnelles ou d'un baccalauréat professionnel.

Art. 8. - Les brevets de technicien seront transformés progressivement en baccalauréats technologiques ou en baccalauréats professionnels.

Art. 9. - Sans préjudice des dispositions de l'article 8 de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 d'orientation sur l'enseignement technologique, les diplômes institués par la présente loi pourront, dans un délai fixé par décret, être préparés par la voie de la formation professionnelle continue.

Art. 10. - La rénovation des collèges et des formations sanctionnées par le certificat d'aptitude professionnelle et par le brevet d'études professionnelles constitue un facteur déterminant du développement des formations technologiques et professionnelles sanctionnées par le baccalauréat.

Art. 11. - Le passage des élèves des formations de l'enseignement général et technologique vers les formations professionnelles et des formations professionnelles vers les formations de l'enseignement général et technologique est rendu possible par des structures pédagogiques appropriées.

Titre III. L'enseignement technologique supérieur

Art. 12. - Il sera créé, dans les conditions prévues à l'article 21 de la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, dénommés « universités de technologie » ; ayant pour mission principale la formation des ingénieurs, le développement de la recherche et de la technologie. Ces établissements seront soit des instituts et écoles extérieurs aux universités relevant de la section II du chapitre I du titre III de cette loi, soit de grands établissements relevant de la section III du chapitre I du titre III de ladite loi.

Des établissements d'enseignement supérieur peuvent être transformés en universités de technologie, à condition que le flux annuel d'entrées dans leurs filières technologiques soit au moins égal à cinq cents étudiants.

Art. 13. - Des centres polytechniques universitaires ayant pour mission la formation des ingénieurs, le développement de la recherche et de la technologie peuvent être créés.

Ces centres, à caractère pluridisciplinaire, sont soumis aux dispositions de l'article 33 de la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 précitée.

La création de ces centres ne pourra intervenir que si le flux annuel d'entrées est au moins égal à deux cent cinquante étudiants.

Titre IV. Dispositions financières et diverses

Art. 14. - D'ici à 1990 :

1° Le nombre d'élèves dans les lycées d'enseignement général et technologique sera porté à un million quatre cent mille ;

2° Le nombre d'élèves préparant un baccalauréat professionnel atteindra quatre-vingt mille ;

3° Le nombre d'étudiants s'engageant dans les formations de techniciens supérieurs dispensées dans les établissements du second degré de l'éducation nationale et dans les instituts universitaires de technologie sera porté à quatre-vingt mille ;

4° Le nombre d'étudiants s'engageant dans une formation d'ingénieur dans les établissements de l'éducation nationale sera porté à dix mille ;

5° Les nombres d'étudiants s'engageant dans les formations de techniciens supérieurs et d'ingénieurs relevant du ministère de l'agriculture seront portés respectivement à cinq mille et à mille cent cinquante.

Art. 15. - Pour atteindre les objectifs fixés à l'article précédent et pour l'application de la présente loi, les autorisations de programme et les dépenses ordinaires, inscrites au budget de l'éducation nationale au titre de l'enseignement technologique et professionnel, qui s'élèvent en 1985, hors crédits décentralisables, à 27 200 000 000 F, progresseront à un rythme moyen annuel de 2,8 p. 100 en volume pendant cinq ans.

Le nombre d'emplois supplémentaires affectés aux enseignements technologiques et professionnels d'ici à 1990, au titre de l'application de la présente loi, est fixé à 8 250, dont 2 500 affectés aux programmes réalisés dans les établissements d'enseignement supérieur.

Les moyens nécessaires à l'application de la présente loi à l'enseignement agricole public progresseront en fonction des besoins exprimés dans les schémas prévisionnels régionaux et retenus par le schéma prévisionnel national, conformément aux dispositions des articles 5 et 6 de la loi n° 84-579 du 9 juillet 1984 portant rénovation de l'enseignement agricole public.

Art. 16. - Les dispositions de la présente loi sont intégrées dans la loi de Plan, conformément aux dispositions de l'article 5 de la loi n° 82-653 du 29 juillet 1982 portant réforme de la planification.

Art. 17. - La mobilité des salariés des entreprises publiques et privées vers les établissements d'enseignement, et des personnels enseignants vers les entreprises, est encouragée.

A cet effet :

1° A l'alinéa 1er de l'article L. 931-13 du code du travail, les mots : « un enseignement professionnel » sont remplacés par les mots : « un enseignement technologique ou professionnel en formation initiale ou continue ».

2° L'article 18 de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 précitée est complété par les dispositions suivantes :

« Ces conventions peuvent permettre la mise à la disposition partielle ou totale des salariés des entreprises publiques et privées, sur la demande ou après accord de ces salariés et desdites entreprises, en vue de dispenser dans les établissements d'enseignement public une formation technologique ou professionnelle.

« Ils sont rémunérés par l'entreprise. Leur contrat de travail est maintenu pendant la période au cours de laquelle ils dispensent leur enseignement. Les conventions peuvent prévoir les contreparties, éventuellement financières, que les entreprises recevront en échange d'une telle mise à disposition. »

3° Les personnels enseignants titulaires dans les disciplines technologiques ou professionnelles peuvent, sur leur demande ou avec leur accord, exercer leurs compétences auprès d'entreprises publiques ou privées, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. A cet effet, une convention doit être conclue entre l'Etat et l'entreprise intéressée.

Art. 18. - L'article 5 et le troisième alinéa de l'article 6 de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 précitée sont abrogés.

Art. 19. - Le Gouvernement dépose chaque année, lors du dépôt du projet de loi de finances, sur le bureau des assemblées parlementaires, un rapport sur l'exécution de la présente loi et de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 précitée.

La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.

Fait à Paris, le 23 décembre 1985.

François Mitterrand

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

Laurent Fabius

Le ministre de l'économie, des finances et du budget,

Pierre Béregovoy

Le ministre de l'éducation nationale,

Jean-Pierre Chevenement

Le ministre de l'agriculture,

Henri Nallet

Le ministre du travail,de l'emploi et de la formation professionnelle,

Michel Delebarre

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, chargé des universités,

Roger-Gérard Schwartzenberg

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale, chargé de l'enseignement technique et technologique,

Roland Carraz

Consulter la version PDF de ce texte :
Télécharger la loi de programme n°85-1371 du 23 décembre 1985 sur l'enseignement technologique et professionnel

Jeudi 10 mai 2018 @ 11:30:24 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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[TV] semaine du 12 au 18 mai 2018

RADIO Dimanche 13 mai à 17h00 sur France Culture "Rue des écoles "
Dimanche 13 mai à 20h55 sur Gulli "C'est pas sorcier"
Mardi 15 mai à 20h30 sur LCP "Aviation : l'héritage de 14-18 - 2017 - 55min."
Mercredi 16 avril à 17h10 sur ARTE " Xénius : Construire en bois, une technique d'avenir ? - 2017 - 27 min"
Mercredi 16 avril à 18h00 sur Public Sénat "Touche pas à mon école rurale - 2018 - 30 min"

Mercredi 09 mai 2018 @ 16:17:25 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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OpenClassrooms favorise un apprentissage communautaire et engageant.

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https://openclassrooms.com/

 

OpenClassrooms veut rendre l'éducation accessible à tous et favorise un apprentissage communautaire et engageant.

Nous vous proposons des cours ouverts pour vous former autrement, pour devenir acteur de votre vie. Nous vous aidons à prendre votre envol, mais ça ne s'arrête pas là. Notre volonté est de vous accompagner tout au long de votre vie, dans votre parcours professionnel.

Nous, Mathieu Nebra et Pierre Dubuc, fondateurs d'OpenClassrooms et toute notre équipe de 35 personnes, sommes à vos côtés tous les jours. Curieux et férus de pédagogie et de technologie, nous n'avions que 13 et 11 ans lorsque nous avons commencé à travailler sur ce projet : proposer un cours d'informatique en ligne pour ceux qui veulent apprendre à coder. Rapidement une communauté de passionnés nous rejoignent et participent au développement du site en proposant également des cours.

Nous prenons en 2012, le virage des cours certifiants et nous sommes devenus en quelques années la plateforme de référence dans l'apprentissage du code, du numérique et de la culture digitale. Premier site d'e-Éducation en Europe avec près de 3 millions d'utilisateurs par mois et plus de 1000 cours en ligne, nous sommes dorénavant un champion français du secteur edTech et nous proposons désormais nos formations en entreprise.

La pédagogie

  • Programme pédagogique de nos cours

    Chaque cours est créé par un professeur ou un expert dans le domaine. Il est composé d'une ou plusieurs parties et peut comporter du texte, des images (schéma, illustration) et des vidéos. Chaque partie d'un cours certifiant est ponctuée d'exercices de 2 types :

    • Des quiz corrigés automatiquement
    • Des devoirs libres (exemple : créer un site web avec des consignes précises). Ces devoirs sont évalués par les pairs. Chaque devoir est corrigé plusieurs fois par plusieurs autres élèves, dans un processus en double aveugle, selon un barème fixé par le professeur. La note finale est la moyenne de toutes les notes reçues sur le devoir.

    50% des devoirs corrigés par les pairs obtiennent quasiment les 3 mêmes notes, avec une variance inférieure à 1. La recherche académique montre d'ailleurs que l'évaluation par les pairs peut être aussi précise que celle des professeurs.

  • Cours en vidéo

    Chaque cours se présente sous forme de contenus alternant texte et vidéos. Le format vidéo permet un apprentissage efficace et agréable. Les vidéos de nos cours durent 10 minutes maximum, avec une moyenne de 3-4 minutes. Elles sont visualisables à tout moment sur OpenClassrooms et nos membres Premium peuvent les télécharger en haute définition, notamment pour les consulter en mode hors connexion.

  • Partenaires

    Nos cours sont notamment créés en partenariat avec les écoles, universités et entreprises suivantes: École Centrale Paris, École Polytechnique, ESG, Sciences Po. Paris, Sopra...

Les caractéristiques d'un cours

  • Accessibilité et flexibilité

    Tous nos cours sont disponibles directement sur la plateforme OpenClassrooms 365j par an, 24/7, sur tous supports (PC, MAC, tablette, mobile).

    Vous pouvez découvrir tout notre catalogue de cours.

    Vous pouvez vous inscrire à tous les cours à n'importe quel moment de l'année. Nous formons des millions d'utilisateurs chaque mois, ce qui nous permet de constituer des salles de classe virtuelles tous les jours : vous serez automatiquement regroupé avec les étudiants ayant commencé le cours au même moment que vous.

  • Durée moyenne

    La durée d'étude dépend de votre rythme de travail. En général, un cours correspond à 5 à 15h de travail en moyenne. La durée moyenne d'étude est indiquée au cas par cas sur chaque cours.

L'accompagnement

  •  

    Aide pédagogique en ligne

    Vous avez librement accès aux forums liés à nos cours où plus de 8 millions de messages ont déjà été postés. Posez vos questions à tout moment, les autres membres de la communauté vous répondront généralement en quelques heures.

  • Mentorat et accompagnement par un professeur particulier

    Vous pouvez bénéficier d’un mentorat et d’un accompagnement avec un professeur particulier en visioconférence. Le professeur établira les objectifs de la formation, le planning de progression, répondra aux questions...

    Des dates de rendez-vous réguliers sont fixées avec lui pour avancer dans l’apprentissage. Vous disposerez d’un rendez-vous par semaine avec votre mentor. En général, il s'agit de sessions de 45 à 60 minutes environ.

L'évaluation

  • Certificat de réussite de cours

    Un cours est réussi lorsque vous avez réalisé tous les exercices du cours et obtenu une note supérieure ou égale à 70% pour chaque exercice. Un certificat de réussite peut alors vous être délivré.

    Nos certificats de réussite sont créés en partenariat avec des universités, des écoles et des entreprises prestigieuses et expertes dans leur domaine.

    Ces certificats accroissent l’employabilité de nos étudiants. Sur certains cours, des crédits ECTS (European Credits Transfer System, c’est-à-dire des crédits universitaires reconnus partout en Europe) sont délivrés par nos partenaires académiques.

  • Parcours

    Des parcours pédagogiques sont proposés pour vous former à un métier (ex : développeur web). Il s’agit d’une succession logique et cohérente de plusieurs cours, exercices et projets, amenant à l’acquisition de compétences et de savoir-faire.

  • Certificat de réussite de parcours

    Un certificat de réussite d’un parcours vous est délivré lorsque vous avez obtenu tous les certificats de réussite des cours du parcours et/ou des projets afférents (selon les modalités).

    Certains parcours amènent même à l'obtention d'un diplôme ou d'un titre reconnu par l'État au même titre qu'une école ou une université traditionnelle !

Les offres et les financements

  • Nos offres

    Nos cours sont consultables entièrement gratuitement en ligne. Vous pouvez accéder à des services et des contenus supplémentaires via nos offres Premium.

  • Prise en charge en formation professionnelle

    Vous pouvez vous former sur OpenClassrooms à l’aide d’un financement de la formation professionnelle.
    En savoir plus.

 

Lundi 30 avril 2018 @ 12:00:26 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Construire le parcours d'un lecteur autonome en partageant ses lectures....

Lecture : construire le parcours d'un lecteur autonome

NOR : MENE1809040N
note de service n° 2018-049 du 25-4-2018
MEN - DGESCO A1


Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ;  aux inspectrices et inspecteurs d'académie-directrices et directeurs académiques des services de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale du premier degré ; aux chefs d'établissements publics et privés sous contrat  ; aux professeurs des écoles et des collèges publics et privés sous contrat

Former à la fois de bons lecteurs et des lecteurs actifs ayant le goût de la lecture fait partie des missions fondamentales de l'École. Accéder au sens des textes, et au plaisir que leur lecture procure, nécessite de conduire durant toute la scolarité obligatoire un travail régulier et structuré qui permette aux élèves d'acquérir des automatismes et de maîtriser les mécanismes de la lecture pour lire de manière fluide et aisée ; de développer de solides compétences de compréhension des textes permettant d'aborder les écrits dans tous les champs disciplinaires ; de découvrir des textes et des œuvres de plus en plus longs et ambitieux. Développer le goût pour la lecture, c'est aussi en faire un acte de partage et d'échange, au sein de la classe et de l'école et au sein des familles.

1 - Comprendre en maîtrisant le code alphabétique

L'entrée dans la lecture passe durant la petite enfance par l'écoute de textes lus par les adultes. Ce travail d'écoute et de compréhension de textes lus par les parents, le professeur ou des tiers est essentiel dans le premier lien affectif que l'enfant noue avec la lecture qui est ainsi, dès le plus jeune âge, à la fois un acte intime et un moment privilégié de plaisir partagé et d'échange. À l'école maternelle, parallèlement aux activités de découverte de la phonologie et du principe alphabétique, les élèves doivent entendre un récit au moins une fois par jour ; les textes choisis et lus par l'enseignant sont de plus en plus longs. Ils font l'objet d'un questionnement précis afin d'enrichir le vocabulaire des élèves et leur connaissance de la construction des phrases. Ce travail permet de préparer et de faciliter l'apprentissage systématique de la lecture à l'école élémentaire.

Durant le CP, dans le prolongement de la découverte et de la sensibilisation menées à l'école maternelle, les élèves apprennent à déchiffrer les textes par un travail systématique sur les correspondances entre les lettres ou groupes de lettres et phonèmes. Le professeur prévoit plusieurs fois par période les révisions et les activités variées nécessaires pour parvenir à un déchiffrage aisé et à une réelle automatisation de l'identification des mots à la fin du CP. Le travail de lecture, à voix haute et silencieuse, se poursuit tout au long de l'école élémentaire afin que les élèves lisent avec assez d'aisance pour poursuivre leur scolarité au collège. Au CE1 et au CE2, ce travail de lecture est constamment mené en lien avec l'écriture, le vocabulaire, la grammaire, l'orthographe et la compréhension. Comme le soulignent les recommandations issues de la conférence de consensus du Cnesco, Écrire et rédiger (1), les différentes activités d'écriture contribuent à consolider les compétences en lecture.

La lecture à voix haute est une activité centrale pour développer la fluidité et l'efficacité de la lecture, elle fait l'objet de temps réguliers dans les activités de français : à la fin de la classe de CE2, les élèves doivent être capables de lire à voix haute avec fluidité (avec exactitude et avec l'expression appropriée) après préparation, un texte d'une demi-page (soit entre 1400 et 1500 signes environ) d'un niveau syntaxique et lexical adapté à leur âge. Cette activité contribue à établir une relation entre l'identification des mots écrits et la compréhension.

À partir de la classe de CM1, les professeurs veillent aussi à ménager des temps significatifs de lecture silencieuse individuelle, non seulement lors des séances de français, mais aussi dans les différents domaines disciplinaires.

En plus de la lecture des œuvres et des documents étudiés en classe, c'est aussi à la lecture personnelle d'ouvrages librement choisis par l'élève qu'il faut consacrer une place dans le temps scolaire ; il s'agit là d'un temps constitutif des apprentissages, essentiel pour développer l'intérêt et le goût de l'enfant pour la lecture, et non d'un temps facultatif, qui ne concernerait qu'une partie des élèves ou qui serait placé à la marge des horaires scolaires. Des activités pour en rendre compte sous forme écrite ou orale sont organisées au sein de la classe.

Les heures d'activités pédagogiques complémentaires (APC) sont consacrées à des activités de lecture pour ménager plus de place encore à la lecture à l'école, notamment sous formes d'ateliers. En cas de difficultés persistantes, les heures d'APC à l'école élémentaire et l'accompagnement personnalisé en classe de 6e permettent de mettre en place des solutions de remédiation adaptées à chacun.

2 - Comprendre le sens explicite et les implicites des textes

Dès l'école maternelle, le professeur s'assure toujours de la compréhension littérale du texte : elle est systématiquement explicitée par la reformulation, la paraphrase, le résumé. Puis le questionnement des textes, guidé par l'enseignant, conduit peu à peu les élèves à dépasser le sens littéral, à saisir l'implicite, à s'interroger sur les intentions sous-jacentes, à formuler des hypothèses et à proposer des interprétations. Ce travail d'analyse des textes a toujours pour finalité une meilleure compréhension, une appréciation plus fine des œuvres par les élèves et donc le développement de leur intérêt et de leur plaisir à se les approprier. Des approches trop technicistes et systématiques peuvent en effet nuire au sens des œuvres littéraires et aux émotions que leur lecture suscite. 

Face à une œuvre ou un texte nouveau, les élèves apprennent à mener une première lecture d'ensemble, sans s'arrêter sur les éventuelles difficultés lexicales ou syntaxiques, à relire le texte dans son intégralité ou certains passages autant que nécessaire, à rechercher des informations importantes pour la compréhension globale (par exemple les personnages et leurs différentes désignations dans un texte de fiction), à utiliser enfin le contexte et leurs connaissances sur la composition des mots pour rechercher le sens d'un mot inconnu. Le professeur conduit aussi peu à peu les élèves à mobiliser leurs lectures antérieures et leurs connaissances et références littéraires (les personnages-types, les situations récurrentes, etc.) ou encore les caractéristiques des genres littéraires abordés ; il mobilise des outils de la compréhension (inférences, métaphores, causalités, anomalies, etc.).

Dès que les élèves sont capables de lire par eux-mêmes de petits textes, le travail de compréhension est conduit sur les lectures faites. À partir de la classe de 6e, il est une composante régulière du cours de français mais aussi des autres disciplines.

Les lectures proposées aux élèves sont diversifiées, allant des différents genres de la littérature de fiction à la poésie, aux œuvres documentaires, à la littérature d'idées et à la presse d'information et scientifique. Le professeur attire constamment l'attention des élèves sur la variété des textes et documents auxquels ils sont confrontés et les entraîne à adapter leur lecture aux caractéristiques de ce qu'ils lisent.

Au collège, les correspondances entre les périodes au programme en histoire et les programmes de français permettent aux élèves d'acquérir les repères d'histoire littéraire et culturelle nécessaires pour situer dans le temps les textes qu'ils lisent. Ces connaissances renforcent leur compréhension des œuvres du patrimoine lues et étudiées, développent leur conscience de l'existence d'un héritage culturel et contribuent ainsi à développer leur intérêt pour la lecture et la découverte de ce patrimoine.

3 - Comprendre des textes longs

Tout au long de la scolarité, à mesure que leurs compétences en lecture se développent, les élèves sont conduits à lire des textes de plus en plus longs et de plus en plus complexes sur les plans syntaxique et lexical. L'enseignant est particulièrement attentif à ces critères pour organiser une progression dans les textes et les œuvres proposés. Chaque année, les élèves lisent intégralement un nombre significatif d'œuvres, qu'elles soient étudiées en classe ou qu'elles soient des lectures cursives en lien avec les entrées du programme ou avec des projets interdisciplinaires. Les professeurs ne doivent pas préjuger des capacités ni du goût de leurs élèves pour la lecture de textes considérés comme exigeants et d'accès moins aisé. Que ce soit en raison de leur longueur, de l'ancienneté ou de la richesse de la langue utilisée, de la complexité des intrigues ou encore de la difficulté des thèmes abordés. Les professeurs les accompagneront et les guideront alors dans ces lectures.

Au cycle 2, du CP au CE2, de cinq à dix œuvres sont étudiées par année scolaire.

Au cycle 3, le nombre de lectures augmente significativement en même temps que commence à se construire et se structurer la culture littéraire des élèves ; sont ainsi lus en classe au moins :

- en CM1 : cinq ouvrages de littérature de jeunesse contemporaine et deux œuvres du patrimoine ;

- en CM2 : quatre ouvrages de littérature de jeunesse contemporaine et trois œuvres du patrimoine ;

- en 6e : trois ouvrages de littérature de jeunesse contemporaine et trois œuvres du patrimoine.

Chaque année du cycle 4, de la 5e à la 3e, l'élève lit :

- au moins trois œuvres complètes du patrimoine en lecture intégrale, qui sont donc étudiées en classe ;

- au moins trois œuvres complètes en lecture cursive, notamment de littérature de jeunesse, qui font l'objet de comptes rendus selon des modalités variées ;

- et au moins trois groupements de textes (étudiés en classe ou lus de manière cursive à titre complémentaire).

Les professeurs peuvent utilement s'appuyer sur les listes de référence publiées et périodiquement complétées et mises à jour sur le site Éduscol (école élémentaire, collège) pour enrichir leurs connaissances en littérature de jeunesse et faire des choix pertinents en fonction de leur projet pédagogique :

http://eduscol.education.fr/cid58816/litterature.html

http://eduscol.education.fr/cid105688/selection-2017-litterature-pour-les-collegiens.html

Afin d'aider l'élève à répartir de manière homogène ses lectures sur l'année et lui  laisser le temps de s'approprier les textes les plus longs, les professeurs mettent à profit les congés de fin de semaine et les vacances pour indiquer des lectures et organiser les travaux qui peuvent les accompagner. Autant que possible, le choix de ce qu'il lit est laissé à l'élève à partir de la proposition de plusieurs ouvrages, dans le but d'éveiller sa curiosité et de stimuler son intérêt. À cette fin, les premières pages des œuvres proposées peuvent être lues en classe ; on peut également avoir recours à des fichiers audio de débuts d'œuvres ou d'extraits choisis s'ils sont accessibles. Les élèves sont encouragés à lire pendant les vacances d'été, à partir de propositions variées. L'opération Un livre pour les vacances permet aussi à tous les écoliers de CM2 d'accéder à un grand texte du patrimoine littéraire durant l'été et de partager cette découverte en famille.

4 - Partager ses lectures : le plaisir de lire et de mieux comprendre

La lecture régulière d'un texte devant un auditoire, la récitation ou l'interprétation en public d'un texte littéraire mémorisé permet de partager une œuvre avec les autres. Les élèves apprennent peu à peu à améliorer leur articulation et le volume de leur voix, à varier les intonations, à utiliser posture, regard, mimiques et gestuelle pour capter l'attention de l'auditoire.

Au fil des années, l'accent est d'abord mis sur la fluidité de la lecture ou de la récitation, puis sur le rythme et sur la projection de la voix, sur l'utilisation du langage corporel, et dans le cas d'un jeu à plusieurs, sur la prise en compte des partenaires. La préparation de la prestation est un véritable travail de compréhension, qui peut être mené individuellement ou collectivement, afin de rechercher les effets à produire sur l'auditoire et d'améliorer l'expressivité de la lecture ou du jeu.

L'École est aussi un lieu de présence, de partage et d'échange du livre (autre que le manuel scolaire), qui doit être constamment visible et accessible dans l'espace scolaire, dans le coin lecture de la salle de classe et dans les bibliothèques à l'école primaire qui se doivent d'être accueillants et chaleureux, dans les centres de documentation et d'information au collège qui facilitent l'accueil des élèves dans ce but. Les enseignants organisent et encouragent la circulation des livres. Ils associent, quand c'est possible, les élèves à la gestion du prêt des livres et à l'acquisition de nouveaux ouvrages.

Les professeurs des écoles peuvent s'appuyer sur l'expertise et les compétences des bibliothécaires du service public du livre pour enrichir et renouveler les fonds et les collections. Les élèves empruntent régulièrement des livres qui correspondent à leurs propres goûts, les lectures personnelles sont encouragées et des dispositifs sont prévus pour en parler en classe et pour partager ainsi ses découvertes et son plaisir de lire. Les élèves sont aussi incités à fréquenter les bibliothèques de proximité et les librairies.

Tout au long de leur scolarité, ils sont ainsi familiarisés avec les usages, les lieux et les acteurs du livre et de la lecture (écrivains, éditeurs, illustrateurs, libraires, etc.) ; il s'agit de créer des habitudes, des réflexes, une proximité, particulièrement pour les enfants dont les familles sont éloignées de la culture de l'écrit. Autant que possible, prioritairement dans les petites classes de l'école primaire, avant que l'enfant n'acquière une certaine autonomie dans la lecture, les familles sont sensibilisées à l'importance de la lecture partagée en famille, et associées à l'acte de lire.

En parallèle, le ministère de l'Éducation nationale soutient les associations qui œuvrent pour la promotion du livre et de la lecture à travers des actions éducatives conduites sur les temps scolaire et périscolaire, telle l'association Lire et faire lire, qui œuvre à la transmission entre les générations du goût de la lecture, ou encore l'association Silence ! On lit, qui aide les écoles et les établissements à organiser des moments de lecture en commun.

La lecture participe de l'acquisition des savoirs fondamentaux nécessaires à la réussite des élèves et à leur réalisation en tant qu'individus.


Le ministre de l'Éducation nationale,
Jean-Michel Blanquer

  

(1) Cnesco, Conférence de consensus 14 et 15 mars 2018, Écrire et rédiger, comment guider les élèves dans leurs apprentissages (https://www.cnesco.fr/fr/ecrire-et-rediger/)

 
 
Note : "

Il nous reste à pouvoir offrir à 100% des élèves la possiblité de découvrir les manuels disciplinaires et livres divers et variées de la Technologie !

"

Vendredi 27 avril 2018 @ 13:44:22 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans Nouvelles du monde

Révéler les talents invisibles via https://www.chance.social/

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https://www.chance.social/

1 milliard de personnes dans le monde sont invisibles sur le marché du travail.

Elles ont des talents mais n’en ont pas conscience et ne savent pas les valoriser. 

Chance s’appuie sur la robotisation et l’intelligence artificielle pour démocratiser le coaching et ainsi permettre aux chercheurs d’emploi de révéler leurs talents invisibles et de trouver l'opportunité professionnelle qui les motive et leur correspond mieux.

Notre service est entièrement gratuit pour les Talents,   et notre offre repose sur un service de chasse de tête pour les positions opérationnelles de nos partenaires entreprises. 

Un processus simple et gratuit, sur Facebook, pour révéler vos talents cachés.

1. Commencez à discuter avec Chance sur Facebook Messenger.

2. Bénéficiez gratuitement de plusieurs sessions d'accompagnement par vidéo sur Facebook.

3. Découvrez à la fin du processus quel type de poste vous correspond

4. Rencontrez un de nos partenaires pour un entretien d'embauche.

Vendredi 20 avril 2018 @ 11:51:01 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


Rechercher dans La veille

#EdTech : Blippar où Réalité Augmentée et Intelligence Artificielle se rencontrent !

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https://web.blippar.com/

Réalité augmentée dans la salle de classe

Le pouvoir de la réalité augmentée pour l'éducation est la couche de créativité, d'interactivité et d'engagement qu'elle peut ajouter à un objet ou à un sujet. AR learning peut aider les étudiants ayant des capacités variables en réduisant le temps qu'il faut pour saisir des sujets complexes. C'est un moyen efficace de donner vie aux idées dans la salle de classe ou à la maison, en laissant les apprenants visualiser ce qui fonctionne. 
Par exemple, il est beaucoup plus intéressant et amusant d'assister à l'éruption d'un volcan sous vos yeux, ou de voler à travers le système solaire avant de s'arrêter pour en apprendre davantage sur chaque planète. AR rend l'apprentissage plus mémorable et plus facile à comprendre de cette façon.

Comment ça marche

Chez Blippar, nous voulons donner aux éducateurs, aux éditeurs éducatifs, aux institutions culturelles et aux lieux de travail les outils pour rendre l'apprentissage plus interactif, amusant et efficace. Tout commence avec notre outil de création AR, appelé Blippbuilder. Cet outil facile à utiliser vous permet, ou même à vos élèves, de créer vos propres expériences de réalité augmentée pour donner vie à vos leçons. 

Si vous cherchez un peu d'inspiration avant de créer vos propres expériences de RA (nous appelons ces blipps), jetez un coup d'œil à certaines que nous avons déjà faites.

Foire aux questions 

  • Blippar est une société de technologie spécialisée dans la réalité augmentée et la vision par ordinateur, le domaine de l'Intelligence Artificielle (IA) centré sur la compréhension de la vue et la reconnaissance du monde devant vous. Blippar a créé une gamme de produits capables de maîtriser la réalité augmentée et la vision par ordinateur dans un large éventail de secteurs. Le produit phare de Blippar est le navigateur de réalité augmentée - L'application Blippar.

  • Ambarish Mitra et Omar Tayeb ont eu l'idée de Blippar après avoir partagé une blague à propos de la reine qui prend vie à partir d'un billet de 20 £. Quelques jours plus tard, Tayeb avait créé un prototype qui fonctionnait et après que les deux aient uni leurs forces avec Steve Spencer et Jess Butcher, Blippar était né!

  • Notre mission est résolument audacieuse: être le pont qui réunit les mondes numérique et physique, en améliorant la vie quotidienne. Nos produits aident les gens à comprendre le monde qui les entoure en intégrant une intelligence et une compréhension avancées dans les objectifs de la caméra et en présentant un contenu divertissant ou utile basé sur ce qu'ils voient.

  • La réalité augmentée (RA) fait référence à une technologie qui permet d'afficher des informations numériques - vidéos, photos, liens, jeux, etc. - sur des objets du monde réel à travers l'objectif d'un smartphone, d'une tablette ou d'un appareil portable. 

  • La réalité augmentée peut amener tous vos matériaux physiques, emballages et même vos produits à la vie. AR déverrouille le contenu numérique et fournit un tout nouveau canal pour communiquer avec vos clients - vos produits. Et pour les consommateurs, il visualise des produits et des concepts auxquels vous n'auriez pas accès autrement

  • La vision par ordinateur est un sous-domaine de l'intelligence artificielle (IA), qui est axée sur le traitement visuel. L'objectif de la vision par ordinateur est que les ordinateurs atteignent une compréhension des images au niveau humain. Afin de rehausser le monde de manière efficace et à grande échelle avec une réalité claire, vous devez d'abord comprendre cette réalité devant vous. Pour cette raison, nous avons introduit la vision par ordinateur dans l'application Blippar et comme l'une de nos offres de base.

  • L'apprentissage en profondeur est une forme de technologie d'intelligence artificielle qui tente de simuler le fonctionnement d'un cerveau humain. Chez Blippar, nous utilisons cette technologie pour entraîner les lentilles sur des appareils intelligents afin de reconnaître toute image ou tout objet de la même manière que le cerveau humain.

 

Ed tech ouvre des opportunités incroyables - mais il ne remplacera jamais un bon professeur

https://www.tes.com/news/school-news/breaking-views/ed-tech-opens-amazing-opportunities-it-will-never-replace-a-great

Si elle est utilisée pour responsabiliser les enseignants et les élèves, la réalité augmentée et la vision par ordinateur peuvent révolutionner l'apprentissage pour des millions de personnes, écrit un expert en technologie.

Si un enseignant de l'époque victorienne, avec sa robe académique et son mortier, pouvait entrer dans la salle de classe en 2018, ils trouveraient certaines choses familières. Bien que les méthodes d'enseignement ne ressemblent en rien à ce qu'elles étaient il y a 150 ans, elles pourraient encore occuper à peu près la même position à l'avant d'une classe. Ils griffonneraient peut-être sur un tableau blanc plutôt que sur un tableau noir, mais l'enseignant serait capable de reconnaître immédiatement où ils se trouvaient. Comparez cette situation à celle d'un médecin victorien, qui serait complètement déconcerté s'il voyageait dans un hôpital moderne de haute technologie avec ses scanners, ses moniteurs cardiaques et ses ventilateurs.  

Car, malgré le battage médiatique, la technologie n'a pas réussi à révolutionner véritablement la classe. Il y a eu des discussions messianiques sur l'impact de la technologie dans l'éducation au cours des dernières décennies, mais c'est parfois juste un boulon sur le programme d'études; un changement que certains soutiennent n'a jusqu'à présent modifié que les résultats d'apprentissage marginaux. Le rythme auquel la technologie devient obsolète est également une préoccupation pour les écoles qui achètent de nouveaux appareils sur des budgets étirés.

Cependant, les récents progrès dans la science de la réalité augmentée (RA) et de la vision par ordinateur (CV) , qui est le domaine de l'intelligence artificielle qui forme les lentilles de caméra pour reconnaître et comprendre le monde qu'ils voient, pourraient changer ce scénario. Cette technologie peut jouer un rôle potentiellement important dans l'enrichissement du parcours éducatif des élèves de l'école maternelle à l'université et au-delà en formation professionnelle et en milieu de travail. L'AR et le CV peuvent faire la différence parce que, ensemble, ils permettent aux utilisateurs d'interagir avec des objets du monde réel plutôt que l'expérience mince et passive de simplement regarder un écran d'ordinateur. Imaginez si un enfant pouvait pointer son smartphone sur un objet aléatoire, et il leur a dit ainsi que leur a montré son nom, son histoire et comment cela fonctionne. 

Les étudiants en biologie pourraient, par exemple, pointer leur téléphone sur une pomme pour apprendre comment les arbres fruitiers protègent leurs graines pour la reproduction ou ils pourraient le pointer sur un chef-d'œuvre de la Renaissance - pour voir une explication complète du symbolisme de chaque aspect de la peinture. Les étudiants en médecine pouvaient voir une animation complète de l'anatomie AR en temps réel en pointant, par exemple, une articulation du genou. Les étudiants en sciences pourraient découvrir les planètes dans leurs manuels en orbite autour d'eux. Une fois les technologies AR et CV combinées à la reconnaissance vocale, n'importe qui peut pointer son appareil sur n'importe quel objet, poser une question et obtenir une réponse immédiate. 

Pourquoi ce "moteur de recherche visuel" fera-t-il une telle différence? Parce que l'AR créera une expérience d'apprentissage plus vivante et plus puissante que de se contenter d'écouter une conférence, de lire un manuel ou de chercher un fait en ligne. Il est bien connu que beaucoup d'entre nous trouvent les concepts plus faciles à saisir lorsqu'ils sont présentés visuellement. Des études ont montré que la combinaison de méthodes d'apprentissage visuelles et verbales peut améliorer la mémoire de travail. C'est quelque chose que nous savons instinctivement: pour des générations d'enseignants ont enseigné des fractions dans les mathématiques des premières années avec des diagrammes de tarte aux pommes.

Une révolution technologique dans le monde en développement

L'apprentissage AR et CV nous permet également de vivre l'expérience de découvrir des informations pour nous-mêmes. Si nous sommes curieux à propos d'une belle plante inconnue ou d'un bâtiment historique lorsque nous sommes en voyage, nos vies occupées signifient que nous ne prenons pas le temps d'en apprendre plus à ce sujet par la suite. Cependant, avec cette technologie, nous serons en mesure d'apprendre ce que c'est en quelques secondes - ce qui nous permettra de garder constamment nos esprits en mouvement tout au long de la vie.

En plus d'être culturellement enrichissante, la capacité d'autoformation deviendra de plus en plus importante dans les années à venir, alors que le succès sur le marché de l'emploi dépendra de notre capacité à apprendre de nouvelles informations rapidement, surtout au rythme des changements technologiques. L'auto-apprentissage est également efficace. Nous sommes plus susceptibles de nous souvenir des informations que nous avons recherchées que des informations qui nous ont étéprésentées passivement.

Mais peut-être que l'utilisation la plus efficace de l'AR et du CV dans l'éducation pourrait être dans le monde en développement. Actuellement, plus de 750 millions de personnes dans le monde ne peuvent pas lire. Ces technologies permettront aux gens - jeunes et moins jeunes - de «visuellement» chercher sur Internet, même s'ils ne sont pas alphabétisés. Lorsqu'il est combiné avec la reconnaissance vocale, cela permet à ceux qui ne peuvent pas bien lire de se former en pointant leur appareil photo du téléphone sur des objets d'intérêt et de poser des questions.

Par exemple, une personne analphabète pourrait pointer son téléphone vers un papillon et demander d'où elle vient et ils entendraient la réponse ainsi que regarder une animation d'une chenille se transformant en un papillon. C'est une révolution qui pourrait autonomiser des millions de personnes. Par le passé, l'acquisition de connaissances nécessitait un certain niveau d'alphabétisation de base - même pour rechercher les informations les plus simples sur Internet. Pour la première fois, ces technologies permettent même à l'analphabète de rechercher et de recevoir de nouvelles connaissances. 

Nous commençons tout juste à réaliser la puissance des technologies AR et CV. Cependant, nous ne devrions pas tomber dans un techno-utopisme qui sous-estime les obstacles pratiques à son adoption généralisée. Aucun dispositif AI ne peut fonctionner efficacement dans de grandes parties du monde en développement qui font toujours face à un approvisionnement Internet et électrique peu fiable.

Malgré l'énorme propagation des smartphones à travers le monde, ils restent chers pour les systèmes éducatifs les plus pauvres du monde. Et la plus grande erreur est de supposer que la technologie peut en quelque sorte remplacer le rôle d'un grand enseignant, en particulier dans le monde en développement où il y a une pénurie d'enseignants bien formés. Quelles que soient les inventions à l'horizon, le lien humain entre l'enseignant et ses élèves - qui leur permet d'éduquer, d'inspirer et de nourrir la curiosité - n'est pas quelque chose que les machines pourront jamais rendre obsolète. Le rôle de la technologie est de responsabiliser les enseignants et les étudiants.

Ambarish Mitra est PDG et co-fondateur de Blippar

Mardi 10 avril 2018 @ 12:00:23 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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