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Devenir enseignant MASTER ou Apprentissage ! inscrivez vous jusqu'au 12 octobre 2017

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http://www.devenirenseignant.gouv.fr/

Choisir sa licence pour préparer le master MEEF

Toutes les licences donnent accès au master MEEF, aucun cursus n'est donc à écarter. Toutefois, selon que l'on souhaite exercer en école primaire ou dans un collège ou un lycée, certains choix peuvent être privilégiés :

  • Si l'on souhaite devenir professeur des écoles :

Une licence correspondant à l'une des disciplines enseignées à l'école primaire (français et mathématiques, mais aussi sciences, histoire-géographie, langue vivante, EPS...) sera le choix le plus naturel.

  • Si l'on souhaite devenir professeur de l'enseignement du second degré, au collège ou au lycée :

Il est conseillé de choisir une licence adaptée à la filière et à la/aux discipline(s) d'enseignement auxquelles on se destine. Par exemple, un étudiant aspirant à devenir professeur de français s'inscrira en licence de lettres pour acquérir un socle de connaissances solide dans cette discipline.

Préprofessionnalisation : dès la licence, bien construire son parcours

Dès la licence, les étudiants qui se destinent au professorat, à l'éducation ou à la formation ont la possibilité d'avoir un premier contact avec leur futur métier. Des parcours de préprofessionnalisation sont proposés pour les aider à dessiner progressivement leur projet professionnel et à se préparer au mieux à l'exercice du métier

Concrètement, chaque établissement peut proposer aux étudiants en licence des modules (ou « unités d'enseignement ») dits de préprofessionnalisation. Ces modules, proposés en option, dispensent des enseignements utiles aux métiers de l'éducation (sciences de l'éducation, psychologie de l'enfant, etc.). Ils peuvent également prendre la forme d'une découverte du métier sur le terrain via des stages d'observation. Les étudiants désireux de s'engager dans de tels modules peuvent se renseigner auprès de leur UFR ou de l'ESPE.

Le master MEEF, une formation dédiée aux métiers du professorat et de l'éducation

Depuis sa création, en 2013, le master MEEF est le master dédié à la formation aux métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation. Diplômante et professionnalisante, cette formation concerne tous les futurs enseignants, qu'ils se destinent à exercer en maternelle, à l'école élémentaire, au collège ou au lycée, ainsi que les futurs conseillers principaux d'éducation (CPE).

Le cursus MEEF prépare au métier en alternant :

  • des enseignements théoriques spécifiques (sur les disciplines d'enseignement, la pédagogie).
  • des thèmes communs à tous structurés autour des valeurs de la République (enseignement de la laïcité, la lutte contre les discriminations), de thèmes d'éducation transversaux et grands sujets sociétaux (citoyenneté, sensibilisation à l'environnement et au développement durable), de gestes professionnels (conduite de classe, prévention des violences scolaires) et de connaissances sur les parcours des élèves (processus d'apprentissage, orientation).
  • des stages, dès la première année, et avec une deuxième année en alternance.

La formation intègre également la préparation aux concours de recrutement qui ont lieu à la fin de la première année. Elle propose aussi une ouverture à l'international, à la recherche (avec un mémoire) et aux apprentissages numériques.

Au sein du master, trois mentions spécifiques préparent aux métiers de l'éducation nationale et forment ainsi les futurs enseignants et personnels d'éducation. Il s'agit des mentions :

  • mention 1er degré pour devenir professeur des écoles
  • mention 2nd degré pour enseigner au collège et au lycée (hors agrégation)
  • mention encadrement éducatif pour devenir conseiller principal d'éducation (CPE)

Une quatrième mention est également proposée : la mention "pratiques et ingénierie de la formation" qui prépare aux autres métiers de l'éducation et de la formation, hors concours.

JUSTE APRÈS LA LICENCE... MAIS PAS SEULEMENT

Le master MEEF est un diplôme national qui confère le grade de master. Il se prépare dans  les ESPE (écoles supérieures du professorat et de l'éducation) intégrées aux universités. S'étalant sur quatre semestres, il correspond à l'acquisition de 120 crédits européens, au-delà du grade licence. Les inscriptions en master MEEF ont lieu dès le mois de juillet. Certaines ESPE proposent des pré-inscriptions dès le printemps. 
Le master MEEF est ouvert aux étudiants titulaires d'une licence et qui se destinent aux métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation, mais il est aussi accessible sous certaines conditions :

  • aux titulaires d'un M1 ou équivalent,
  • aux titulaires d'un M2 ou équivalent,
  • aux personnels enseignants ou cadres de l'éducation nationale (formation continue),
  • aux personnes en reconversion professionnelle (validation des acquis de l'expérience) pour accéder aux métiers de l'Éducation nationale ou en lien avec l'éducation et la formation.

Qu'est-ce qu'être étudiant apprenti professeur ?

Une formation pratique et théorique

Tout en poursuivant un cursus en L2 ou L3 à l’université (qui tient compte du statut d'étudiant apprenti), l'apprenti professeur assure deux demi-journées par semaine dans une classe en présence d’un enseignant tuteur qui lui confiera des missions à responsabilités croissantes :

  • temps d’observation,
  • co-animation
  • prise en charge de séquence en pratique accompagnée
  • etc.

Le tuteur permet à l'apprenti professeur d’acquérir les gestes professionnels spécifiques au métier d’enseignant. Il est en liaison étroite avec l'université de l'apprenti.

Une formation rémunérée

L'étudiant apprenti professeur signe un contrat d'apprentissage avec le rectorat dont il dépend et perçoit un salaire. 
Sa rémunération est déterminée en fonction de son âge et de sa progression dans le cursus de formation. À noter qu'en tant que salarié, l'étudiant apprenti professeur ne peut pas bénéficier des bourses sur critères sociaux.

 De 18 ans à moins de 21 ans21 ans et plus
% du SMIC Rémunération nette % du SMIC Rémunération nette
L2 61% 889,09 euros 73% 1063,99 euros
L3 69% 1 005,69 euros 81% 1 180,59 euros

Une formation professionnalisante et valorisée au sein de l'université

L'étudiant apprenti professeur peut s'inscrire aux unités d'enseignement de préprofessionnalisation dédiées à la préparation aux carrières de l'enseignement qui sont développées dans le cadre des cursus de licence au sein des universités en lien avec les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE).

Quelles conditions pour devenir étudiant apprenti professeur ?

Pour devenir étudiant apprenti professeur vous devez :

  • être âgé(e) de moins de 26 ans à la date de la signature du contrat 
    (des dérogations existent dans certains cas particuliers)
  • avoir le projet professionnel de présenter un concours de l'enseignement

Priorité sera donnée aux étudiants boursiers : ce contrat vise à favoriser l'insertion professionnelle des jeunes pour réduire les inégalités sociales.

Si vous envisagez de devenir professeur des écoles

Vous devez être inscrit(e) au titre de l'année universitaire en L2 ou L3, quelle que soit la mention de licence choisie, exclusivement dans l'une des académies suivantes :

  • Amiens
  • Créteil
  • Guyane
  • Reims
  • Versailles

Si vous envisagez de devenir professeur de collège ou lycée

Vous devez être inscrit(e) au titre de l'année universitaire en L2 ou L3 avec une mention couvrant les disciplines suivantes :

- allemand
- anglais
- lettres
- mathématiques

Comment postuler pour devenir étudiant apprenti professeur ?

Plus de 1 100 postes apprentis professeur seront recrutés en 2017-2018.

Si vous êtes intéressé(e), rendez-vous sur le site internet de votre rectorat. Vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour postuler.

Une commission académique vérifiera que vous remplissez bien les conditions pour intégrer cette formation et émettra un avis quant à votre motivation pour le métier d’enseignant et votre aptitude à occuper cet emploi : projet professionnel, résultats universitaires, etc.

Si votre candidature est retenue, vous signerez un contrat d’apprentissage avec le rectorat vous précisant l’établissement d’affectation.

À l’issue de votre contrat d’apprentissage,vous pourrez confirmer votre choix d'orientation professionnelle en vous orientant en master MEEF. Le rectorat pourra également vous demander de vous inscrire dans un centre de formation d'apprenti (CFA).

Dans certaines académies, un dispositif d’alternance spécifique est ouvert aux étudiants inscrits en première année de master "Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation" (MEEF). 

http://www.devenirenseignant.gouv.fr/cid98882/l-apprentissage-une-nouvelle-voie-pour-devenir-enseignant.html

 

Découvrir le métier

Jeudi 14 septembre 2017 @ 11:16:49 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Les nouveautés de la rentrée 2017 à l'école et au collège EPI, AP, et autres...

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http://eduscol.education.fr/cid117400/preparer-la-rentree-2017.html

Les nouveautés de la rentrée 2017 à l'école et au collège

Parmi les différentes mesures annoncées par le ministre de l'Éducation nationale, quatre seront applicables dans les écoles primaires et les collèges à partir de la rentrée 2017.

À l'école

Dédoubler des classes de CP en REP+

Cette mesure vise à combattre les difficultés scolaires dès les premières années des apprentissages fondamentaux. L'objectif est d'atteindre 100% de réussite en CP grâce au dédoublement des classes, en premier lieu en REP+ dans 2.500 classes, à partir de la rentrée 2017.

Adapter les rythmes scolaires de l'école primaire

Là où émerge un consensus local entre conseils d'école, municipalité et inspecteur d'académie en faveur d'une autre organisation, une dérogation au cadre existant est possible, à partir de la rentrée 2017.

Au collège

Aménager la réforme du collège

Dès la rentrée 2017, les collèges qui le souhaitent, peuvent proposer aux élèves des enseignements facultatifs en langues et cultures de l'Antiquité, langues et cultures européennes et langues et cultures régionales, ils peuvent également, offrir une deuxième langue vivante étrangère en classe de sixième, ce qui permet de rétablir les classes bilangues.

Cet aménagement a pour objectif  de donner davantage de liberté aux équipes pédagogiques pour s'adapter aux besoins des élèves et développer des projets pédagogiques spécifiques aux établissements.

En ce qui concerne les EPI : ils sont désormais ouverts dès la 6ème et les 8 thématiques précemment fixées disparaissent pour laisser plus de liberté aux équipes pédagogiques. Pour plus de souplesse, les 4 heures hebdomadaires d'enseignement complémentaires peuvent être attribuées soit aux EPI, soit à l'accompagnement personnalisé, soit aux deux. Seul impératif : un élève doit avoir suivi au moins un EPI sur l'ensemble de sa scolarité au collège et avoir bénéficié d'un accompagnement personnalisé au cours du cycle 4.

Instaurer le programme "devoirs faits"

Les élèves volontaires bénéficient d'une aide aux devoirs dans le cadre d'études dirigées, dès la rentrée 2017 en collège. Il s'agit d'un temps d'étude organisé dans l'établissement, en dehors des heures de classe avec des enseignants volontaires, des assistants d'éducation, des personnels en service civique ou des associations partenaires.

Mieux comprendre les enjeux des nouvelles mesures 

Rentrée 2017 : Quatre mesures pour bâtir l'École de la confiance

Les ressources d'accompagnement des programmes

A l'école et au collège

Programme et ressources pour l'école maternelle. Une offre de ressources scientifiques, didactiques et pédagogiques d'aide à la mise en œuvre du programme dans différents domaines d'apprentissage, produites par la DGESCO avec le concours de groupes d'experts et de l'inspection générale de l'Éducation nationale.

Les ressources d'accompagnement pour l'école élémentaire et le collège. Afin d'accompagner la mise en œuvre des nouveaux programmes de l'école et du collège, publiés en novembre 2015, le ministère met progressivement à disposition un ensemble de ressources. Elles proposent des pistes pour la mise en œuvre des enseignements, des outils pédagogiques, didactiques et scientifiques et des supports pour organiser la progressivité des apprentissages. Ces ressources sont conçues et réalisées par des groupes d'experts en partenariat avec l'inspection générale de l'éducation nationale.

Au lycée

Les programmes du lycée présentés par cycle pour les voies générale, technique et professionnelle et leurs ressources d'accompagnement.

Autres ressources éduscol

A l'école

Au collège

Au lycée  

Ressources pour la mise en oeuvre des parcours éducatifs à l'école, au collège et au lycée

Enseigner avec le numérique à l'école - Ressources

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Informations pratiques

Lundi 17 juillet 2017 @ 12:04:07 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Lettre de Jean-Michel Blanquer aux professeurs et aux personnels de l'Éducation nationale

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Lettre de Jean-Michel Blanquer aux professeurs et aux personnels de l'Éducation nationale

Mesdames et Messieurs les professeurs,
 
Mesdames et Messieurs les personnels de l’éducation nationale,
 
En cette fin d’année scolaire, je tenais à vous adresser ces quelques mots pour vous remercier du travail que vous accomplissez quotidiennement auprès de vos élèves et pour partager avec vous l’esprit dans lequel j’aborde ma fonction de ministre de l’Éducation nationale au seuil de ce nouveau quinquennat.
 
Vous m’avez probablement déjà entendu et lu mais, aujourd’hui comme demain, je souhaite aussi pouvoir m’adresser à vous directement.
 
Ma première volonté est de vous exprimer mon respect et ma considération. Vous exercez la mission la plus noble qui soit, celle qui consiste à élever chaque enfant au meilleur de lui-même, par-delà et à travers toutes les différences et même toutes les difficultés.
 
Notre ministère est d’abord et avant tout celui de l’idéal. Nous avons tous choisi nos missions parce que nous croyons aux vertus de l’éducation pour que chaque personne se réalise.
 
La mesure de rentrée la plus emblématique est significative de cet idéal. En fixant clairement une priorité pour l’école primaire, le Président de la République a souhaité que nous agissions à la racine des défis que notre système éducatif doit relever.
 
Nous voulons que tous les enfants sachent parfaitement lire, écrire, compter et respecter autrui grâce à ce qu’ils apprennent au cours des premières années de leur vie.
 
C’est la base de la culture générale, du sens critique et de l’esprit civique que l’école doit développer.
C’est ce que la République doit à tous ses enfants ; c’est une exigence d’équité.
 
La division par deux des classes de CP en REP+ à la prochaine rentrée puis, à la rentrée suivante, de toutes les classes de CP et de CE1 de REP et REP+, est la pointe avancée d’une politique ambitieuse, volontariste, afin de donner à tous les enfants ce dont ils ont besoin, particulièrement quand ils affrontent déjà de nombreuses difficultés hors de l’école.
 
Notre ministère est ensuite le ministère de l’humain. Tout dépend des personnes que nous sommes.  Si nous cultivons la confiance, l’esprit d’équipe, si nous savons associer tous les acteurs de l’éducation, à commencer par les familles, alors nous obtiendrons ipso facto des effets bénéfiques pour les élèves.
 
Notre engagement, notre ouverture, notre bonne volonté, notre exigence bienveillante, ont valeur d’exemple pour les enfants et adolescents dont nous avons la responsabilité. Amener chaque élève au meilleur de lui-même, tel est le sens que nous donnons à l’excellence.
 
Notre ministère doit être aussi le ministère du savoir, de la science entendue au sens le plus large. L’idée de progrès est entrée en crise depuis plusieurs décennies sous l’effet d’inquiétudes et de menaces qui caractérisent notre monde. Et la question qui est posée à notre génération est bien : comment ce monde de plus en plus technologique peut-il être aussi plus humain ?
 
Les phénomènes les plus variés d’intolérance, de violence, de discrimination, de harcèlement, de transformation de la vérité semblent mettre en cause l’idée même de raison que notre pays porte pourtant avec fierté et qui va avec sa devise : "Liberté, Égalité, Fraternité."
 
La meilleure réponse viendra de l’éducation. L’Éducation nationale ne doit pas être sur la défensive mais à l’offensive devant toutes sortes de vicissitudes. Ce sera le sens de nombreuses évolutions pour vous soutenir dans votre travail quotidien.

La mesure "devoirs faits", dès la rentrée prochaine, doit être ainsi significative de notre volonté de valoriser l’effort et le sens de l’autonomie des élèves tout en luttant contre les inégalités liées aux circonstances familiales.
 
Cette évolution, comme bien d’autres, obéit à une inspiration : la liberté nous mènera à plus d’égalité. C’est en vous donnant du pouvoir d’initiative, de la capacité d’agir, de définir un projet éducatif collectif à l’échelle de chaque école, de chaque établissement que l’on répondra à tous les défis qui se présentent. C’est le sens de l’inflexion que nous avons voulu donner à la réforme du collège.
 
L’institution est là pour vous soutenir dans cet esprit constructif que nous devons mettre au service de nos élèves, au service de notre pays.
 
C’est pourquoi, je souhaite progresser avec vous vers ce qui sera le concept clé de l’éducation au cours des cinq années à venir : celui d’ "école de la confiance". J’inscrirai cette action dans un temps long qui est celui de l’éducation.
 
Nous y parviendrons par une confiance réciproque de l’institution et de ses personnels et par une confiance de tous les acteurs les uns vis-à-vis des autres.
 
Nous obtiendrons in fine une plus grande confiance des élèves en eux-mêmes, une capacité à se projeter dans le futur.
 
Je vous proposerai toujours d’agir dans ce sens par la responsabilisation de chacun.
 
En attendant de traduire cela ensemble dans les faits, je vous adresse, une nouvelle fois, tous mes remerciements pour le travail que vous accomplissez et vous souhaite d’excellentes vacances.
 
Avec toute ma confiance,

Jean-Michel BLANQUER

 

Vendredi 07 juillet 2017 @ 12:13:26 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Arrêté du 16 juin 2017 modifiant l'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements dans les classes de collège

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JORF n°0142 du 18 juin 2017 
texte n° 12 



Arrêté du 16 juin 2017 modifiant l'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements dans les classes de collège 

NOR: MENE1717553A
ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/6/16/MENE1717553A/jo/texte
 


Le ministre de l'éducation nationale,
Vu le code de l'éducation, notamment ses articles L. 121-3, L. 332-2 à L. 332-5 et D. 332-1 à D. 332 -15  ;
Vu l'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements dans les classes de collège  ;
Vu l'avis du Conseil supérieur de l'éducation en date du 8 juin 2017,
Arrête :

Article 1


L'article 3 de l'arrêté du 19 mai 2015 susvisé est modifié ainsi qu'il suit :
1° Le deuxième alinéa du I est supprimé ;
2° Au premier alinéa du II, le mot : «  et  » est remplacé par le mot : «  ou  » ;
3° Le b du II est complété par une phrase ainsi rédigée : «  A l'issue du cycle 4, tout élève doit avoir bénéficié de chacune des formes d'enseignements complémentaires. Ces derniers contribuent, avec les autres enseignements, à la mise en œuvre du parcours citoyen, du parcours d'éducation artistique et culturelle, du parcours éducatif de santé ainsi que du parcours Avenir.  »

Article 2


L'article 4 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 4. - La répartition entre les enseignements complémentaires est déterminée par l'établissement, en fonction des besoins des élèves accueillis et du projet pédagogique de l'établissement. Elle est identique pour tous les élèves d'un même niveau.
« Dans les collèges publics, cette répartition est fixée par le conseil d'administration après avis du conseil pédagogique.
« Dans les collèges privés sous contrat, cette répartition est fixée par le chef d'établissement en concertation avec les professeurs. Ces derniers sont informés par le chef d'établissement des suites de cette consultation.  »


L'article 5 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 5. - Conformément au 1 ° de l'article L. 121-3 du code de l'éducation, un enseignement commun ou un enseignement complémentaire peut à chaque niveau être dispensé dans une langue vivante étrangère, ou régionale, à la condition que l'enseignement en langue étrangère, ou régionale, ne représente pas plus de la moitié du volume horaire de l'enseignement considéré.  »

Article 4


L'article 6 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 6. - Outre la dotation horaire correspondant aux enseignements obligatoires, une dotation horaire, sur la base de trois heures par semaine et par division, est mise à la disposition des établissements qui en arrêtent l'emploi conformément à l'article D. 332-5 du code de l'éducation et dans les conditions prévues aux II et III de l'article D. 332-4.
« Cette dotation horaire attribuée à l'établissement lui permet de favoriser le travail en groupes à effectifs réduits et les interventions conjointes de plusieurs enseignants. En outre, elle peut être utilisée pour proposer un ou plusieurs enseignements facultatifs.  »

Article 5


L'article 7 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 7. - Les enseignements facultatifs peuvent porter sur :
« a) les langues et cultures de l'Antiquité au cycle 4, dans la limite d'une heure hebdomadaire en classe de cinquième et de trois heures hebdomadaires pour les classes de quatrième et de troisième  ;
« b) une deuxième langue vivante étrangère, ou régionale, en classe de sixième. Le cas échéant, l'enseignement des deux langues vivantes se fait dans la limite de six heures hebdomadaires  ;
« c) un enseignement de langues et cultures européennes, s'appuyant sur l'une des langues vivantes étudiées, dans la limite de deux heures hebdomadaires au cycle 4  ;
« d) les langues et cultures régionales, en classe de sixième et au cycle 4, dans la limite de deux heures hebdomadaires.
« Le cas échéant, une dotation horaire spécifique peut être attribuée à cette fin.  »

Article 6


L'article 8 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 8. - Les volumes horaires des enseignements obligatoires des classes de troisième dites  “préparatoires à l'enseignement professionnel”, installées dans des collèges ou des lycées, sont identiques à ceux des autres classes de troisième. Il s'y ajoute un enseignement de découverte professionnelle, pour lequel ces classes disposent d'un complément de dotation horaire spécifique.
« Les enseignements complémentaires doivent permettre aux élèves de ces classes de découvrir différents champs professionnels afin de construire leur projet de formation et d'orientation, sans se limiter à cet objectif. Ces élèves bénéficient en outre de périodes de stage en milieu professionnel  ».

Article 7


L'article 9 du même arrêté est remplacé par les dispositions suivantes :


« Art. 9. - L'établissement peut moduler la répartition du volume horaire hebdomadaire par discipline, dans le respect à la fois du volume horaire global dû à chaque discipline d'enseignement obligatoire pour la durée du cycle, du volume horaire global annuel des enseignements obligatoires dû à chaque élève et des obligations réglementaires de service des enseignants. La répartition du volume horaire des enseignements obligatoires doit rester identique pour tous les élèves d'un même niveau. Toutes les disciplines d'enseignement obligatoire sont enseignées chaque année du cycle.
« Dans les collèges publics, cette modulation est fixée par le conseil d'administration après avis du conseil pédagogique.
« Dans les collèges privés sous contrat, cette modulation est fixée par le chef d'établissement en concertation avec les professeurs. Ces derniers sont informés par le chef d'établissement des suites de cette consultation.  »

Article 8


L'article 10 du même arrêté est abrogé.

Article 9


Les tableaux annexés au même arrêté sont remplacés par les deux tableaux annexés au présent arrêté.

Article 10


Le présent arrêté est applicable dans les îles Wallis et Futuna.

Article 11


Le présent arrêté entre en vigueur à compter de la rentrée scolaire 2017.

Article 12


La directrice générale de l'enseignement scolaire est chargée de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

  • Annexe


    ANNEXES
    ANNEXE 1
    Niveau sixième (cycle 3)


    Volumes horaires des enseignements obligatoires applicables aux élèves du niveau sixième de collège

     


    ENSEIGNEMENTS

    HORAIRES HEBDOMADAIRES

    Education physique et sportive

    4 heures

    Enseignements artistiques (*)
    (arts plastiques + éducation musicale)

    1 heure + 1 heure

    Français

    4,5 heures

    Histoire - Géographie - Enseignement moral et civique

    3 heures

    Langue vivante

    4 heures

    Mathématiques

    4,5 heures

    SVT, technologie,
    physique-chimie

    4 heures

    Total (* *)

    26 heures, dont 3 heures d'enseignements complémentaires

    (*) Chacun de ces enseignements peut être organisé à raison de 2 heures hebdomadaires sur un semestre.
    (* *) S'y ajoutent au moins 10 heures annuelles de vie de classe.

     

  • Annexe


    ANNEXE 2
    Niveaux du cycle 4


    Volumes horaires des enseignements obligatoires applicables aux élèves des niveaux du cycle 4 de collège

     


    ENSEIGNEMENTS

    HORAIRES HEBDOMADAIRES

    Cinquième

    Quatrième

    Troisième

    Education physique et sportive

    3 heures

    3 heures

    3 heures

    Enseignements artistiques (*) (arts plastiques + éducation musicale)

    1 heure + 1 heure

    1 heure + 1 heure

    1 heure + 1 heure

    Français

    4,5 heures

    4,5 heures

    4 heures

    Histoire - Géographie - Enseignement moral et civique

    3 heures

    3 heures

    3,5 heures

    Langue vivante 1

    3 heures

    3 heures

    3 heures

    Langue vivante 2

    2,5 heures

    2,5 heures

    2,5 heures

    Mathématiques

    3,5 heures

    3,5 heures

    3,5 heures

    SVT

    1,5 heure

    1,5 heure

    1,5 heure

    Technologie

    1,5 heure

    1,5 heure

    1,5 heure

    Physique-Chimie

    1,5 heure

    1,5 heure

    1,5 heure

    Total (* *)

    26 heures, dont 4 heures d'enseignements complémentaires

    (*) Chacun de ces enseignements peut être organisé à raison de 2 heures hebdomadaires sur un semestre.
    (* *) S'y ajoutent au moins 10 heures annuelles de vie de classe par niveau.

     


Fait le 16 juin 2017.


Jean-Michel Blanquer


Mardi 20 juin 2017 @ 11:03:56 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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CATALOGUE DE RESSOURCES EN AUTO-FORMATION du moteur de recherche http://www.sup-numerique.gouv.fr

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http://www.sup-numerique.gouv.fr/pid33288/moteur-des-ressources-pedagogiques.html

SÉLECTION DES RESSOURCES

Les ressources en auto-formation présentes dans le moteur Sup-Numerique sont mises à disposition par les Universités Numériques Thématiques pour :

  • être moissonnées
  • être visibles sur le portail sup-numerique.gouv.fr.

Ces ressources s'adressent autant aux enseignants qu'aux étudiants. Elles s'inscrivent dans les parcours de formation et sont validées par les communautés scientifiques des Universités Numériques Thématiques. Leurs fiches descriptives sont indexées en respectant les standards SupLOMFR.

Les U.N.T. mutualisent à l'échelle nationale des contenus pédagogiques dans 8 domaines de formation : rapprochez-vous des U.N.T. pour faire référencer vos ressources.

 

MOTEUR DES RESSOURCES EN AUTO-FORMATION

Moteur basé sur le projet ORI-OAI et développé en collaboration avec l'Université de Valenciennes.

Indexation disponible sous format jeu de données ouvertes (Open Data) des ressources pédagogiques.

Ressources proposées par les établissements d'enseignement supérieur et les organismes de recherche français et diffusées par les U.N.T..

LE MEILLEUR DES MOOCS GRATUITS PAR DATE DE DÉBUT DE COURS

MOOC pour cours en ligne ouvert et massif.

Pour vous, une sélection de MOOCs gratuits, ouverts à tous et portés par les établissements d'enseignement supérieur.
Choisissez votre plateforme de MOOCs
 préférée et les disciplines qui vous intéressent
Retrouvez ce calendrier mis à jour en permanence depuis votre application d'agenda grâce au lien "Synchronisez cet agenda". Comment synchroniser ce calendrier avec mon application d'agenda ?

CRITÈRES DE RÉFERENCEMENT

Pour figurer dans le catalogue Sup-Numerique, les formations doivent être :

  • portées par des établissements d'enseignement supérieur français dûment identifiés par le M.E.N.E.S.R. au titre du service public (établissements publics d'Enseignement supérieur français, établissements publics ou privés qui proposent des formations dont les diplômes sont visés par le M.E.N.E.S.R.)
  • en partenariat avec :
    • le Centre national d'enseignement à distance (CNED)
    • le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)
    • la Fédération interuniversitaire de l'enseignement à distance (FIED)

Contactez la FIED pour faire référencer vos formations à distance

Vendredi 09 juin 2017 @ 11:23:50 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Ressources d'accompagnement du programme de technologie au cycle 4

Eduscol-Technologie-cycle4-TEC2017.jpg

 

http://eduscol.education.fr/cid99549/ressources-technologie.html

 

Les ressources d'accompagnement proposent des outils pédagogiques, didactiques et scientifiques pour la mise en œuvre du programme de technologie au cycle 4. Elles ont été conçues et réalisées par des groupes d'experts en partenariat avec l'inspection générale de l'Education nationale. De nouvelles mises en ligne viendront les compléter régulièrement.

Inscrire son enseignement dans une logique de cycle

Démarches et méthodes

Le guide pédagogique et didactique proposé ci-dessous met en perspective le nouveau programme dans le contexte du nouveau collège. Il précise le sens et la portée des différentes démarches - investigation, projet, résolution de problème, etc. - mises en avant dans le programme de cycle 4. Il intègre également des éléments pour concevoir des progressions et des séquences. Il ne revêt aucun caractère prescriptif.

Outils pour concevoir la progressivité des apprentissages

Ce tableur téléchargeable constitue un outil pour élaborer des progressions pédagogiques sur les trois années du cycle 4. Il permet aux équipes pédagogiques de concevoir des progressions directement adossées aux thématiques et aux compétences du socle commun et du programme. Il intègre des exemples de séquences et de problématiques. Une notice de présentation et d'utilisation accompagne la prise en main de cette ressource.

Mettre en oeuvre son enseignement

Directement adossées au programme, ces ressources proposent des pistes pour la mise en œuvre de séquences thématiques problématisées. Elles intègrent des exemples possibles de séances et des éléments pour concevoir l'évaluation.

Aménager un espace

Assurer le confort dans une habitation

Identifier les particularités d'un ouvrage d'art

Rendre une construction robuste et stable

Produire, distribuer et convertir une énergie

Préserver les ressources (économiser l'énergie et préserver l'environnement)

Programmer un objet

Acquérir et transmettre des informations ou des données

Préserver la santé et assister l'homme

Se déplacer sur terre, air, mer

Equiper le laboratoire de technologie

Ce guide présente la configuration des équipements et des locaux requise pour l'enseignement de la technologie dans un établissement nouvellement construit ou restructuré.

Pour aller plus loin

Ces sites permettent d'accéder à différentes ressources complémentaires.

Mardi 06 juin 2017 @ 12:14:01 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Réviser son brevet avec les fiches Technologie de l'académie de Toulouse

fiches-connaissances-academie-toulouse TEC2017.jpg

http://pedagogie.ac-toulouse.fr/technologie/technologie.php?rub=fiches-connaissancesC4&affichage=socle

Domaine 1 - Les langages pour penser et communiquer

Domaine 2 - Les méthodes et outils pour apprendre

Domaine 3 - La formation de la personne et du citoyen

Domaine 4 - Les systèmes naturels et les systèmes techniques

Mardi 11 avril 2017 @ 13:03:15 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Vers une société apprenante: Rapport François Taddei Catherine Becchetti-Bizot Guillaume Houzel

 

vers-une-societe-apprenante TEC2017.gif

 

http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Actus/34/3/2017_rapport_taddei-synthese_739343.pdf

Vers une société apprenante, Les grands axes du rapport

François Taddei Catherine Becchetti-Bizot Guillaume Houzel

Les objectifs

Un large consensus

Une approche systémique

Une culture de la confiance, de la liberte et du mentorat bienveillant

Le numérique, catalyseur des évolutions

Une recherche qui s’appuie sur toutes les disciplines et sur tous les acteurs

Mobiliser les moyens matériels et humains pour répondre aux défis éducatifs

Les propositions du rapport

pistes de rÉfLexion pour Les diffÉrents acteurs de La sociÉtÉ apprenante

Les objectifs

La lettre de saisine de la ministre fixait comme objectif à la mission de tracer des perspectives de ce que pourrait être une véritable r&d de l’éducation tout au long de la vie, c’est-à-dire une recherche et développement comprise comme un investissement d’avenir, permettant  d’améliorer la qualité et l’efficacité du système éducatif et de « faire que la France devienne une société réellement apprenante. Une société où tous les potentiels individuels et collectifs se réalisent grâce à une formation de qualité dès la petite enfance et tout au long de la vie ».

La réflexion s’est donc concentrée sur les leviers et les environnements pouvant favoriser le développement personnel et professionnel à tous les âges et permettre l’engagement et la réussite de tous.

Dans une société apprenante, chaque individu doit pouvoir à son niveau construire et partager ses connaissances et ses découvertes avec les autres, documenter ses apprentissages, disposer des ressources, des lieux et des accompagnements nécessaires pour progresser  mais aussi pour permettre  à d’autres de s’en inspirer et d’améliorer leurs pratiques. « En promouvant au sein du système éducatif une logique de confiance propice au développement des innovations pédagogiques adossées à la recherche ; en stimulant la recherche pour étoffer nos savoirs ; en développant la diffusion des connaissances en faveur des formations initiale et continue, la « recherche et développement pour l’éducation » doit devenir un vecteur central d’évolution du système éducatif dans son ensemble, pour préparer notre jeunesse  et, au-delà, nos concitoyens au monde de demain. » 

un Large consensus

La mission a pu s’appuyer sur de nombreux travaux qui évoquent des changements de cette nature, dont le rapport de la Stratégie Nationale de l’Enseignement supérieur qui appelait à « construire une société  apprenante  capable  d’évoluer  en  permanence, au sein de laquelle chacun a appris à apprendre pour progresser tout au long de sa vie, professionnelle et citoyenne ».

« Inventer l’éducation supérieure du XXIe siècle suppose de passer à une pédagogie active, intégrant les apports du numérique et appuyée sur la recherche, qui pourrait bénéficier d’un grand programme de recherche sur la société apprenante. La transformation du rapport du savoir dans l’ère numérique implique des évolutions importantes dans la manière d’enseigner : l’usage du numérique doit être systématisé dans les formations et l’évaluation des étudiants. C’est aussi un renforcement des activités collaboratives, favorisant le travail en équipe, et contributives, qui est proposé. Tout ceci suppose que le système devienne plus agile, et en particulier adopte la « culture du oui », pour favoriser les expérimentations et l’innovation. »

La mission a pu s’inspirer également de l’exemple d’un certain nombre de pays qui obtiennent d’excellents résultats aux évaluations internationales en matière d’éducation et qui mettent en place de nouvelles manières d’apprendre, d’enseigner et de faire de la recherche pour favoriser le développement individuel et collectif.

Dans un monde où les changements s’accélèrent, il apparaît partout essentiel pour les individus,   les organisations et les États d’être en capacité de s’adapter pour évoluer à tous les âges. Un récent rapport de France Stratégie sur les compétences de base des français a montré qu’un nombre important de jeunes français souffraient d’un manque de compétences « génériques » qui puissent soutenir la capacité de mobilité des individus face aux évolutions incertaines de l’emploi. Alors que les emplois les plus recherchés aujourd’hui n’existaient pas il y a quelques années et que l’on prévoit d’importantes mutations du travail, il apparaît à tous urgent de réfléchir aux conditions et aux compétences transversales qui vont permettre aux organisations et aux individus de se préparer à ces changements, que ce soit via la formation initiale ou durant leur parcours professionnel. La mission a constaté un large consensus sur ce point. Les Nations Unies en ont fait une de leurs 17 priorités dans les objectifs du développement durable.

une approche systémique

Nous proposons des leviers pour permettre le développement de la capacité de questionnement et de réflexivité chez tous les citoyens et dans toutes les organisations. apprendre à apprendre, à interroger et interpréter, plutôt qu’à consommer naïvement les informations disponibles, est sans doute l’enjeu majeur de l’éducation aujourd’hui. Dans cette perspective, la fonction du maître, du formateur ou de l’éducateur passe du professeur ex cathedra qui transmet un contenu figé de connaissances à celle d’un guide ou d’un mentor qui oriente et accompagne, avec sollicitude et bienveillance, le cheminement de l’apprenant et l’aide à progresser.

toutes les échelles d’organisation sont impliquées, les individus et les collectifs, les établissements et les territoires, les associations, les entreprises et les institutions. Les sociétés, voire la planète, peuvent devenir apprenantes, se doter de lieux et de temps dédiés à la recherche et au progrès de la connaissance. Tous les âges sont également concernés. À chaque étape, les enjeux et les principes qui soustendent les apprentissages présentent des similitudes : l’attention, la motivation, la participation active de l’apprenant, le retour d’erreurs, l’automatisation… sont sollicités pour une appropriation durable des connaissances et des compétences, ainsi qu’un retour réflexif sur l’ensemble du processus. Il importe alors de croiser les expériences, les tentatives et les réussites, pour qu’elles s’enrichissent et se consolident mutuellement. Le progrès des technologies et le développement des réseaux sociaux doivent nous y aider et amplifier ce mouvement. 

En outre, ces leviers font sens s’ils sont actionnés de façon coordonnée. Le paysage institutionnel est suffisamment dense pour nous avoir ôté toute idée de créer un nouvel instrument s’ajoutant à tous les autres. Encourager la concertation et la coopération entre les principales parties prenantes apparaît plus prometteur et efficace, quoique demandant de fortes évolutions qui ne seront pas spontanées. Nous faisons face à l’urgence, mais il faudra du temps pour conduire le changement.

une cuLture de La confiance, de La Liberté et du mentorat bienVeiLLant

Accompagner ces changements nécessite toutefois, à tous les niveaux, de construire dès l’école une culture de la confiance et de la responsabilité, du mentorat bienveillant et de la coopération. L’enjeu est donc autant culturel que matériel, même s’il implique que soient mis en place également des cadres techniques, éthiques et juridiques sécurisants et facilitateurs. C’est un changement majeur qui est en cours. Il va bousculer nombre d’habitudes, dont la tradition d’organisation hiérarchique quotidiennement observée dans l’administration et beaucoup d’entreprises.

On peut ici revenir à l’étymologie d’autorité : du latin auctoritas, « capacité de faire grandir ». Au  lieu d’une hiérarchie qui, même si elle est éclairée, peut être perçue comme rigide et imposant des contraintes aux acteurs du terrain, on passe donc dans une vision partagée et une logique de développement professionnel, d’accompagnement du changement et de la conviction par l’échange. L’autorité administrative ou scientifique n’est ainsi pas liée à l’âge ou au grade mais à la capacité de convaincre par l’argumentation étayée. Au lieu de relations verticales dans une pyramide de décideurs, on passe  à des réseaux d’acteurs, certains ayant la chance d’être non pas des « supérieurs » mais des points nodaux. Ces « hubs » interagissent avec nombre d’autres acteurs de la société de la connaissance   et peuvent donc contribuer à partager les idées et les pratiques, la responsabilité des choix et de la mise en œuvre devant être celles des acteurs dans la liberté pédagogique qui les caractérise et qui leur permet d’adapter les principes généraux aux spécificités locales.

Cette capacité à faire grandir s’incarne particulièrement dans la figure de Mentor, le sage précepteur de Télémaque, dont Athéna emprunta les traits. Cette culture de la confiance et de la liberté est celle des Lumières. Nous inscrivons nos espoirs en cohérence avec ceux de Humboldt, qui réinventait l’université en promouvant la liberté d’enseigner, d’apprendre et de chercher. 

Le numérique, cataLyseur des éVoLutions

Les outils numériques offrent des opportunités nouvelles d’intensifier le processus de co-construction, de partage et de diffusion des connaissances, en favorisant la participation de chacun à condition bien sûr d’en comprendre les logiques et les enjeux sous-jacents. Ils peuvent donner accès à une infinité de services et de ressources pour apprendre, sans contrainte de temps ni de lieu. Ils peuvent favoriser la personnalisation et l’autonomie dans les apprentissages, faciliter la réflexivité, les interactions, le feed-back ainsi que des modalités positives et formatives d’évaluation.

De plus, face à l’abondance des données et des traces produites par les apprenants, dès lors que les activités sont enregistrés, l’intelligence artificielle ouvre des possibilités inédites de recueil, d’observation et d’analyse qui peuvent être mises au service de l’amélioration de la connaissance, de la qualité et du suivi des parcours d’apprentissage.

Les apprenants comme leurs formateurs doivent pouvoir disposer de ces traces numériques pour avoir une vision précise de leur progression, analyser et comprendre leurs erreurs et leurs réussites, en tirer profit pour mettre en place des stratégies et des remédiations, construire des réponses à leurs besoins, mais aussi nourrir les travaux de recherche et développement en éducation. Cette mise à disposition des données éducatives pose toutefois, de nombreuses questions éthiques et juridiques que la mission a ouvertes au débat, avec la Cnil notamment, et différents partenaires qu’elle a rencontrés.

Le numérique est aussi prometteur de nouvelles manières d’apprendre que l’on voit émerger progressivement et se déployer dans les classes : à la fois plus personnalisées, plus interactives, ludiques et inductives. Elles viennent s’ajouter à d’autres modalités qui ont fait leur preuve depuis longtemps comme apprendre d’un autre, ou apprendre en se questionnant, en expérimentant, en imitant ou en faisant…, pratiques qui ont connu bien des variations au cours des âges. Comment savoir, sans recherche, quelle est la meilleure manière de combiner ces différentes stratégies pour apprendre des savoirs en renouvellement ? Le tâtonnement, la manipulation la démarche expérimentale en particulier qui font de l’erreur un vecteur de progrès, la confrontation d’idées, la négociation et la résolution collective de problèmes sont facilités par ces nouveaux environ- nements que les enseignants et les élèves intègrent de plus en plus à leurs pratiques. Ces méthodes donnent du sens aux apprentissages en les rendant plus concrets et plus stimulants.

une recherche qui s’appuie sur toutes Les discipLines et sur tous Les acteurs

Au-delà des possibilités offertes par les nouveaux environnements numériques, il apparaît nécessaire de développer la recherche sur ce que veut dire apprendre et enseigner dans ce monde qui bouge et où la technologie connaît des progrès exponentiels. Cette recherche doit pouvoir s’appuyer sur l’ensemble des disciplines, non seulement celles qui depuis longtemps s’intéressent à ces sujets comme la didactique, la sociologie et les sciences de l’éducation, mais aussi celles en émergence comme les sciences cognitives et les sciences de l’information et de la communication et leurs applications dans des domaines des « learning analytics », du « e-lear- ning » ou du « machine learning ». 

Ces recherches doivent également intégrer les évolutions de la société qui est impactée dans tous les secteurs par les changements en cours, et notamment la relation des individus au savoir et à l’information, les modes d’échange et de communica- tion, etc. 

La démarche de développement personnel et professionnel continu va bien au-delà du modèle de formation magistral hérité du XIXe siècle. Elle se fonde en particulier sur des modes d’échange plus horizontaux, plus collaboratifs et autorégulés, sur des modalités d’évaluation bienveillantes et positives. Ce développement professionnel adossé à la recherche ne peut s’opérer sans la participation et la confiance de tous les acteurs.

On peut citer l’exemple des recherches participatives qui depuis quelques années ont su mobiliser toujours plus d’acteurs dans de nombreux domaines. On a vu, en particulier, se développer des projets d’enfants chercheurs, de parents chercheurs ou de patients et d’enseignants qui se questionnent, expérimentent, acquièrent des connaissances et des méthodologies participant aux progrès de la recherche en collaboration avec des chercheurs issus du monde académique. Une charte des sciences participatives vient d’être signée par les opérateurs de la recherche et de grandes associations, elle pose un cadre qui ne peut que bénéficier à la recherche sur les apprentissages tout au long de la vie. 

L’exemple de la santé est intéressant : l’articulation entre recherche biomédicale, formation des personnels et politiques publiques contribue à nous doter d’une des plus grandes longévités en mobilisant toutes les disciplines et tous les acteurs, dont les patients et leurs familles. La recherche médicale s’est organisée au fil des décennies, pour pouvoir faire face de manière réactive aux crises sanitaires comme Ebola ou développer des stratégies de prévention et de traitement contre l’obésité ou le cancer ou les maladies neurodégénératives.

On voit ici comment, en couplant formation, recherche et politique publique et en se dotant de budgets adaptés, le monde de la santé s’est placé dans une dynamique de progrès permanent, qui évolue en fonction des besoins, assurant une augmentation de l’espérance de vie depuis des décennies. Grâce  à la mobilisation de ces moyens, notre système de santé, qui reste perfectible, est considéré comme un des meilleurs au monde par l’OMS.  

mobiLiser Les moyens matérieLs et humains pour répondre aux défis éducatifs

Alors que la France s’inquiète de son éducation, et en particulier de la difficulté à rendre son École plus inclusive et plus juste face aux inégalités sociales, les comparaisons internationales dans le domaine de l’éducation montrent comment d’autres pays ont su définir une stratégie pérenne d’évolution, mobiliser les moyens financiers et humains et organiser l’intelligence collective de tous les acteurs pour faire progresser leur système éducatif. De profonds changements peuvent survenir en moins d’une décennie si l’on sait mobiliser les acteurs. Ils doivent avoir accès aux résultats de la recherche et être en capacité de chercher et d’inventer par eux-mêmes des solutions, individuelles et collectives, aux défis qu’ils rencontrent.

Le processus de refondation de l’École a renouvelé l’expression d’une ambition stratégique. Des moyens et des emplois supplémentaires ont été investis. De plus, à leur niveau, de nombreux enseignants essaient d’inventer des solutions.

Il s’agit d’aller plus loin à toutes les échelles. Poursuivre et intensifier les investissements, pas seulement pour parer aux urgences, mais pour conduire le changement. Dégager du temps pour favoriser les échanges entre pairs et le travail collectif, faciliter le dialogue avec des chercheurs ou des intervenants extérieurs pour avoir un retour réflexif sur les projets, etc.

Les propositions du rapport

On trouvera ci-après une liste de 10 propositions décrites de manière synthétique. Elles ne résument pas l’ensemble des mesures nécessaires au changement de culture attendu, mais représentent des leviers décisifs, sélectionnés en fonction des critères suivants :

• Ambition et contribution à la mise en place d’une société apprenante
• Faisabilité technique et financière
• Acceptabilité et appropriation par les différents acteurs
• Mesures qui individuellement peuvent avoir un impact positif via un effet de levier aussi important que possible
• Complémentarités des mesures qui, combinées, peuvent contribuer au changement systémique nécessaire.

1. Mieux adosser à La recherche La forMation initiaLe et continue de tous Les acteurs de la société apprenante dont les enseignants, les conseillers d’éducation (dès avant l’espe et après l’entrée dans le métier) et les personnels de la petite enfance et de la formation professionnelle, et encourager la validation des acquis de l’expérience. On pourra ainsi les inciter à documenter leurs pratiques, à se former en continu et à coopérer dans une démarche de recherche, en prévoyant une diplomation et une certification de cette compétence ayant un impact positif sur les carrières. La mise en place du compte personnel d’activité (CPA) offre une réelle opportunité pour faciliter cette démarche de développement professionnel.

2. encourager L’engageMent d’Équipes dans des expÉriMentations et Leur Mise en rÉseau. Le niveau de l’établissement s’avère souvent le plus structurant, pour prendre l’initiative en s’appuyant sur le collectif et faire évoluer les cultures professionnelles. Les autorités régulatrices devraient pour leur part apprendre à centrer leur action sur l’énoncé de grands objectifs et la conduite du changement (mais pas le détail des mises en œuvre), le conseil et l’appui (mais pas la normalisation des bonnes pratiques), enfin l’évaluation ex post (en mobilisant le cas échéant la recherche). L’engagement d’une expérimentation adossée à la recherche peut autoriser à déroger à la réglementation voire à bénéficier d’appuis ad hoc pour prototyper, documenter et évaluer de nouveaux outils. 

3. intensifier La recherche sur L’Éducation grâce à la création de chaires internationales associées à des masters et des formations doctorales voire à des écoles universitaires de recherche. Favoriser l’articulation entre chercheurs et praticiens, approches fondamentales et appliquées.

4. aMÉnager des tiers-Lieux physiques, dans tous les types d’établissements de formation et de recherche ou à proximité, et des tiers-temps pour favoriser les rencontres et les coopérations entre praticiens, passeurs et chercheurs, aux différentes échelles, modestes ou ambitieuses, dans des centres de références. 

5. dÉpLoyer des tiers Lieux nuMÉriques pour co-construire en ligne des questionnements, des problématiques, des méthodes pédagogiques, des contenus, des publications, des outils numériques ou des recherches participatives dans un esprit de partage et de productions collectives de « communs » (sous licence creative commons).

6.  proMouvoir un carnet d’apprenant tout au Long de La vie et des open portfolios pour documenter et accompagner les apprentissages et l’orientation à tous les âges, leur analyse, leur partage et leur reconnaissance.

7.  proMouvoir des norMes, des dispositifs et des cadres de confiance facilitant la gestion sécurisée des données éducatives, au bénéfice premier de chaque individu, mais en permettant leur circulation et leur analyse, pour améliorer la compréhension des processus d’apprentissage.

8.  concevoir et proMouvoir Les règLes Éthiques pour guider la conduite d’expérimentations pédagogiques et l’utilisation des traces numériques. 

9.  Constituer sur la base du volontariat, les communautés éducatives élargies en  « aLLiance territoriaLe » facilitant les coopérations pour chercher ensemble des pistes d’amélioration et construire des territoires apprenants. 

10. prÉfigurer une « aLLiance de recherche » de la société apprenante au niveau national, fédérant (sous des formes à déterminer dans une phase de préfiguration, pour maximiser les synergies entre acteurs) les praticiens de l’expérimentation pédagogique, les chercheurs et administrations et stimuler les collaborations nationales et internationales. Cette alliance pourra contribuer à évaluer les évolutions de la société apprenante, proposer un cadre éthique et des adaptations des propositions ci-dessus.

pistes de réfLexion pour Les différents acteurs de La société apprenante

préambule pour tous les apprenants

« Tous chercheurs » Puisque la recherche en sciences cognitives montre que nous sommes tous  nés chercheurs et puisque les chercheurs sont d’excellents apprenants, on peut tous développer nos apprentissages en cherchant, en nous questionnant, en expérimentant, en s’appuyant sur les progrès des technologies et des connaissances, sur ce que d’autres ont fait ainsi que sur un réseau de pairs et de mentors. Dans cette perspective, nous pouvons tous développer une pratique réflexive pour réfléchir sur nos apprentissages, nos erreurs, nos questionnements. Nous progressons tous plus  vite quand nous pouvons trouver des mentors bienveillants, gravir les épaules de géants, aider les autres à avancer en devenant mentor à notre tour, documenter et partager nos explorations et nos apprentissages. Autant que faire se peut, pour ce faire, on se doit d’éviter les logiques de compétition et de défiance et créer autour de soi une dynamique de confiance et de coopération.

« Connais-toi toi-même » La recherche la plus essentielle est peut-être celle du sens, de ce qui fait sens pour chacun de nous. Lorsque les apprenants osent être eux-mêmes, se montrer créatifs et prendre des initiatives, pour transformer l’essai et trouver ce que Ken Robinson appelle « leur élément », il leur faut s’impliquer, chercher un environnement propice, des pairs et des mentors bienveillants. 

1. construire des organisations apprenantes

Dans une organisation apprenante, tous les membres apprennent les uns des autres, les innovations et les apprentissages des uns facilitant ceux des autres. Les individus comme le collectif sont invités à apprendre à apprendre et développer des approches réflexives pour faciliter les dynamiques d’apprentissage individuel et collectif. Cette communication transversale permet l’émergence  de dynamiques facilitant l’innovation, l’intelligence collective et l’adaptation permanente aux changements de l’environnement, assurant le développement durable de l’organisation. Toutes les organisations peuvent devenir apprenantes, celles qui sont dédiées aux apprentissages, à l’enseignement et à la recherche étant idéalement placées pour donner l’exemple.

2. accompagner les apprentissages : propositions pour les parents

Créez un environnement dans lequel vos enfants peuvent, tout comme vous, apprendre à apprendre, se chercher et développer leur potentiel. Aidez-les à trouver des lieux où ils pourront s’épanouir et se préparer à un avenir dans lequel bien des choses auront changé.

3. créer une classe apprenante : propositions pour les professeurs

Créez des écosystèmes apprenants dans votre classe, pour permettre que les apprentissages des uns favorisent ceux des autres, par exemple en invitant à la coopération entre pairs et en créant du mentorat entre apprenants. Imaginez des environnements dans lesquels les apprenants pourront développer leurs propres projets. Créez des réseaux avec d’autres, toutes disciplines et catégories confondues, et co-construisez des projets. Documentez et partagez vos questionnements et vos expérimentations.

4. devenir un établissement apprenant : propositions pour les établissements scolaires

Encouragez la créativité des professeurs et des apprenants, et donnez-leur les moyens, en termes de temps, de soutien administratif et d’espace, de développer des programmes créatifs dans lesquels ils pourront travailler sur des projets individuels et collectifs. Permettez le développement professionnel des enseignants et invitez-les à développer des projets adossés à la recherche.

5. vers des universités apprenantes : propositions pour les universités

Documentez (en open source) les apprentissages des étudiants et les initiatives pédagogiques des enseignants. Mettez en pratique les principes que Humboldt a proposés pour les universités : liberté d’apprendre, d’enseigner et de faire de la recherche, et possibilité de trouver des mentors bienveillants accompagnant les projets étudiants. Encouragez les projets de recherche participative, les approches interdisciplinaires et la création de programmes académiques pouvant permettre aux étudiants de lancer des projets et de développer leur créativité. Créez des cadres de liberté évolutifs dédiés au développement des projets des étudiants et des enseignants.

6. créer des territoires apprenants : poposition pour les collectivités territoriales

(proposition adaptée des critères « ville apprenante » de l’Unesco) qui sont invités à :

➜ promouvoir l’apprentissage inclusif de l’éducation de base à l’enseignement supérieur ;

➜ revitaliser l’apprentissage au sein des familles et des communautés ;

➜ faciliter un apprentissage effectif pour la vie professionnelle et sur le lieu de travail ;

➜ étendre l’usage des technologies modernes d’apprentissage ;

➜ promouvoir qualité et excellence dans l’apprentissage ;

➜ encourager une culture de l’apprentissage tout au long de la vie ;

➜ créer des tiers lieux facilitant l’élaboration de nouvelles manières d’apprendre, d’enseigner et de faire de la recherche ;

➜ partager avec les autres territoires apprenants les expériences les plus inspirantes.

7. recommandations aux communautés créatives de constructeurs de  savoirs

Développez des plateformes, des outils ouverts, des open portfolio et des lieux dédiés à la promotion de l’échange, du questionnement et de la création d’idées entre constructeurs de savoirs créatifs et collaboratifs. Pour en optimiser l’impact, ces outils devraient être à la disposition de tous et faire partie de ressources éducatives ouvertes et ces communautés devraient faciliter les rencontres en présentiel et les échanges en ligne, si possible dans des cadres de liberté dédiés à de tels échanges.

8. investir dans des initiatives apprenantes : proposition pour les financeurs

Investissez dans des projets explorant de nouvelles manières d’apprendre, d’enseigner et de faire de la recherche sur la société apprenante. Financez des projets structurants, des collectifs apprenants et permettant le partage des réussites et des leçons qui peuvent être tirées des échecs.

9. accompagner le développement d’une société apprenante : proposition pour les gouvernements

Les comparaisons internationales nous montrent que les pays qui ont su progresser ont su dépasser les clivages partisans en s’appuyant sur la recherche pour passer d’une stratégie de contrôle à une stratégie de confiance, de relations hiérarchiques issues du XIXe siècle à un leadership centré sur le développement professionnel. Facilitez le développement personnel et professionnel tout au long de la vie dans un cadre éthique et inclusif. Créez une alliance de recherche de la société apprenante associant tous les acteurs. Assurez le financement pluri annuel de la R&D de la société apprenante et créez des cadres de liberté évolutifs permettant l’émergence de projets novateurs, leur partage (en open source) et leur évaluation. Créez un service public de la société apprenante incluant des plateformes sécurisées et personnalisables et des technologies « socratiques » permettant à chacun de disposer de son « carnet d’apprenant » tout au long de la vie, de mieux connaître son potentiel et de s’orienter dans les évolutions de la société apprenante. Développez les capacités des hommes et des machines, des individus et des collectifs à apprendre à apprendre et à travailler ensemble dans un cadre éthique et respectueux de chacun.

10. contribution aux développements de sociétés apprenantes : rôle des organisations  internationales

Comparez les politiques nationales de développement de la société apprenante et de R&D sur les apprentissages tout au long de la vie. Initiez un débat international sur les meilleures manières d’en- courager ces dimensions et favorisez l’émergence de collaborations internationales sur ces sujets pour maximiser les synergies entre sociétés apprenantes.

Vendredi 31 mars 2017 @ 11:46:29 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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#EU60 Livre blanc sur l'avenir de l'Europe, Réflexions et scénarios pour l'UE à 27

EU60-avenir-europe-livre-blanc TEC2017.jpg

https://ec.europa.eu/commission/white-paper-future-europe-reflections-and-scenarios-eu27_fr

 

Le livre blanc présenté le 1er mars par la Commission européenne expose une série de voies possibles pour l'avenir de l'Europe. Nous sommes confrontés à de nombreux défis, qu’il s'agisse de la mondialisation, des conséquences des nouvelles technologies sur la société et l'emploi, des menaces qui pèsent sur la sécurité ou encore de la montée du populisme. Nous devons nous assurer de ne pas nous laisser submerger par ces évolutions, mais plutôt de saisir les chances qu’elles nous offrent. C'est la raison pour laquelle le livre blanc propose cinq scénarios pour l'évolution de l'Union, qui sera fonction des choix que nous ferons.

Le livre blanc marque le début, et non la fin, de ce débat. La prochaine étape sera le sommet de Rome, le 25 mars. À cette occasion, les dirigeants de l'Union européenne se réuniront pour célébrer le 60e anniversaire des traités de Rome. Ils se pencheront sur les réussites du passé et débattront de ce à quoi notre avenir commun pourrait et devrait ressembler. Les travaux se poursuivront ensuite plus concrètement, afin que nous puissions présenter un plan, une vision et une voie à suivre aux citoyens avant les élections du Parlement européen, en juin 2019. Nous avons tous notre mot à dire: l'avenir de l'Europe est entre nos mains.

Ces cinq scénarios offrent un aperçu de ce que pourrait être l’état de l'Union dans le futur, en fonction des choix que fera l'Europe.

Scénario 1 : S'inscrire dans la continuité:

  • l'UE à 27 s’attache à mettre en œuvre son programme de réformes positives.

Scénario 2 : Rien d'autre que le marché unique:

  • l’UE à 27 se recentre progressivement sur le marché unique.

Scénario 3 : Ceux qui veulent plus font plus:

  • l’UE à 27 permet aux États membres qui le souhaitent de faire plus ensemble dans des domaines spécifiques.

Scénario 4 : Faire moins mais de manière plus efficace:

  • l’UE à 27 concentre ses efforts sur des domaines d’action choisis où elle fournit plus de résultats plus rapidement, et réduit ses interventions dans les autres domaines.

Scénario 5 : Faire beaucoup plus ensemble:

  • les États membres décident de faire beaucoup plus ensemble dans tous les domaines d'action.

L’Europe est à la croisée des chemins et doit décider de la manière dont elle entend relever les défis d'aujourd'hui

Le livre blanc examine les facteurs de changements qui influeront sur l'évolution de l'Europe au cours des dix prochaines années, qu'il s'agisse de l'impact des nouvelles technologies sur la société et l'emploi ou des doutes suscités par la mondialisation, des menaces qui pèsent sur la sécurité ou de la montée du populisme.

Il énonce clairement le choix auquel nous sommes confrontés: soit nous nous laissons emporter par ces tendances, soit nous nous en saisissons et nous profitons des nouvelles perspectives dont elles sont porteuses.

L’Europe traverse une période difficile, mais elle a toujours été capable de s'adapter. Cette fois encore, nous devons réagir plus efficacement face aux nouvelles réalités et transformer les défis en chances à saisir.

Parmi les sujets de préoccupation actuels, citons:

Les nouvelles technologies :

  • les conséquences du recours accru aux technologies et à l’automatisation sur le marché de l'emploi et l'industrie

Le changement climatique:

  • la nécessité de mettre sur le marché des solutions environnementales innovantes, dans l’UE et ailleurs

Les migrations :

  • la nécessité de protéger nos frontières tout en préservant le droit à la libre circulation à l'intérieur de l'Europe

Les menaces pour la sécurité à nos portes et à l'intérieur de notre Union :

  • la mobilisation de troupes à nos frontières orientales, la guerre et le terrorisme au Moyen-Orient et en Afrique

L'Europe, un espace changeant dans un monde en évolution :

  • une population qui se réduit et une puissance économique qui diminue

Les conséquences de la crise économique :

  • le chômage de longue durée, en particulier parmi les jeunes, et des niveaux élevés d’endettement public et privé

Le vieillissement de la population :

  • la nécessité de moderniser nos systèmes de protection sociale

La montée du populisme et de la rhétorique nationaliste :

  • la nécessité de rétablir la confiance des citoyens, de produire des résultats conformes aux attentes et de dégager un consensus entre les États membres.

à télécharger :

Livre blanc sur l'avenir de l'Europe français (5.49 MB - PDF)

Discours sur l'état de l'Union 2016: Vers une Europe meilleure - Une Europe qui protège, donne les moyens d'agir et défend

Samedi 25 mars 2017 @ 11:42:18 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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Préparer la rentrée 2017 : Circulaire de rentrée

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NOR : MENE1707568C
circulaire n° 2017-045 du 9-3-2017
MENESR - DGESCO

 


Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-directrices et directeurs académiques des services de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs chargés des circonscriptions du premier degré ; aux inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale enseignement technique et enseignement général ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux chefs d'établissement ; aux professeurs
 

Préambule

En 2012, la France a fait le choix de s'engager en faveur de la jeunesse et la refondation de l'École est devenue alors l'une des priorités de l'action publique. Cinq ans après, l'engagement, la volonté de tous les acteurs du système éducatif ont permis d'atteindre cet objectif. Pour construire une école qui offre les mêmes chances à tous, les actions nécessaires ont été engagées avec détermination.

Priorité à l'école primaire, réforme du collège, rénovation des enseignements et de l'évaluation des acquis des élèves, renforcement de la formation des enseignants et personnels d'éducation, refondation de l'éducation prioritaire, renforcement de l'attractivité de l'enseignement professionnel, mise en place des parcours éducatifs ou encore développement du numérique éducatif : l'ensemble de ces mesures sont nécessaires pour permettre à chaque élève de construire progressivement un parcours cohérent, souple et sécurisé répondant à ses besoins et à ses aspirations.

Avec les créations d'emplois inscrites dans la loi de finances pour 2017, l'engagement de créer 54 000 emplois nouveaux pour l'enseignement scolaire a été tenu. Pour la seule rentrée scolaire 2017, 11 662 emplois nouveaux viennent renforcer non seulement les moyens d'enseignement, mais aussi les autres missions du ministère. Dans le premier degré, alors que les effectifs d'élèves diminuent à la prochaine rentrée scolaire, les écoles bénéficient de marges de manœuvre accrues pour intensifier le déploiement des mesures de la refondation de l'École de la République et répondre aux besoins de remplacement. Dans le second degré, les 4 400 créations d'emplois représentent une forte augmentation par rapport à la rentrée scolaire 2016, ce qui permettra d'accompagner la croissance démographique soutenue au collège et au lycée, tout en assurant le financement intégral de la réforme du collège, celui de l'adaptation de l'offre de formation professionnelle et les mesures d'accompagnement des lycées accueillant des élèves rencontrant des difficultés sociales. Afin de reconnaître pleinement le travail des personnels de l'éducation, leurs carrières sont modernisées et revalorisées dans le cadre du protocole « Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations » (PPCR) dans la fonction publique. Malgré un contexte budgétaire national contraint, le choix a donc été fait d'accorder à l'École toutes les ressources dont elle a besoin, de faire de l'éducation un investissement pour l'avenir de nos enfants et de notre pays.

La réforme de la formation initiale a redonné toute leur attractivité aux métiers du professorat et de l'éducation avec plus de 65 000 futurs professionnels en formation au sein des Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espe).

La lutte contre les inégalités sociales et territoriales est au cœur de la stratégie menée depuis 2012 et justifie l'effort budgétaire consenti pour l'École. Il appartient à tous les acteurs de veiller à ce que ces moyens bénéficient prioritairement aux territoires et élèves qui en ont le plus besoin. L'École tiendra ainsi la promesse républicaine de donner à chaque élève les mêmes opportunités, les mêmes libertés de choix, les mêmes chances de réussite.

Dans la continuité de l'engagement pris en 2012, nous portons pour la rentrée 2017 le projet d'une école exigeante et attentive au parcours de chaque élève (1), d'une école pleinement porteuse des valeurs de la République (2) et ouverte sur le monde contemporain (3), grâce à des équipes pédagogiques mieux accompagnées (4).

1. Une École exigeante et attentive au parcours de chaque élève 

1.1. Une ambition affirmée pour l'école et le collège

La priorité au premier degré

Depuis cinq ans, la priorité est donnée au premier degré. Cette priorité est à maintenir. Il s'agit de permettre à chaque élève d'acquérir dès le plus jeune âge les fondamentaux nécessaires à sa réussite. C'est le sens des nouveaux programmes d'enseignement mis en œuvre à la rentrée scolaire 2016. Les programmes de français et de mathématiques ont, en particulier, pour objectif de donner à chaque élève les connaissances et les compétences nécessaires pour assurer une bonne maîtrise de la langue et lutter contre l'innumérisme.

Les dispositifs mis en place depuis 2012 ont vocation à être renforcés afin de lutter au plus tôt et au mieux contre les difficultés scolaires et toute forme de déterminisme social. En poursuivant la mobilisation de l'ensemble des partenaires concernés, la dynamique en faveur de la scolarisation des enfants de moins de trois ans sera amplifiée, notamment dans les territoires de l'éducation prioritaire ou dans les secteurs ruraux ou de montagne isolés. Quant au dispositif « Plus de maîtres que de classes », qui vise à prévenir et à lutter contre la difficulté scolaire et réduire ainsi les écarts de réussite, il sera, à la rentrée prochaine, déployé dans toutes les écoles primaires de l'éducation prioritaire. Ce dispositif implique la création de formations dédiées pour tous les acteurs permettant d'améliorer les compétences didactiques des enseignants, notamment les pratiques professionnelles induites par la co-intervention et le co-enseignement. L'aide apportée par les enseignants spécialisés et les psychologues de l'éducation nationale aux élèves rencontrant des difficultés persistantes est fondamentale pour améliorer leur réussite. L'action des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), distincte de celle des enseignants du dispositif « Plus de maîtres que de classes », sera donc soutenue par un pilotage renforcé de ces réseaux.

L'organisation du temps scolaire mérite une attention particulière. Elle tient compte des capacités de concentration des élèves, variables selon leur âge et les moments de la journée et de la semaine. À cet égard, pour tirer le meilleur bénéfice de la cinquième matinée en termes d'apprentissage, les équipes pédagogiques veillent à construire des emplois du temps journaliers, hebdomadaires et périodiques équilibrés entre les différents domaines d'enseignement. Elles appuient leur réflexion sur les ressources dédiées mises en ligne sur Éduscol et sur un parcours M@gistère spécifique. En plus des 24 heures hebdomadaires d'enseignement, les Activités pédagogiques complémentaires (APC) permettent d'aider les élèves lorsqu'ils rencontrent des difficultés dans leurs apprentissages, les accompagnent dans leur travail personnel ou leur proposent toute autre activité prévue par le projet d'école. Leur organisation fait l'objet d'un pilotage académique et départemental attentif et souple pour que les enseignants apportent aux élèves un accompagnement différencié, adapté à leurs besoins. Dans ce travail, un rôle essentiel d'impulsion et de coordination est joué par les directeurs d'école. À cette fin, le lancement de l'application ONDE (Outil numérique pour la direction d'école), qui rénove en profondeur l'ergonomie de la base élèves 1er degré (BE1d), concrétise les engagements pris à leur égard pour améliorer et simplifier leurs tâches de gestion : vision synthétique des effectifs de l'école, synthèse du dossier de l'élève et données enrichies. Au cours de l'année scolaire 2017-2018, de nouvelles versions achèveront la transformation engagée avec l'ajout de nouveaux services poursuivant la simplification.

De l'école au collège, le parcours de chaque élève est désormais conçu comme un continuum. Cette nouvelle organisation rend nécessaire le travail entre les enseignants des premier et second degrés, qu'il s'agisse de la construction de progressions pédagogiques cohérentes ou encore des échanges sur des gestes professionnels communs favorisant la meilleure acquisition des fondamentaux. Cette collaboration favorise l'émergence d'une culture pédagogique commune entre les premier et second degrés, condition nécessaire pour améliorer la réussite de tous les élèves.

De manière complémentaire, le pilotage pédagogique impulsé à l'échelle académique et départementale promeut la complémentarité entre activités scolaires et périscolaires, le partage d'expériences entre acteurs et le développement de formations communes pour favoriser la culture commune et la construction de projets partagés et de qualité. Les groupes d'appui départementaux apportent aux communes des conseils et un appui renforcé notamment dans le suivi et l'évaluation des Projets éducatifs territoriaux (PEDT) ainsi que pour leur articulation avec les projets d'école et les projets des acteurs éducatifs.

Un collège repensé

Le collège connaît de profondes évolutions. Elles ont pour ambition de lui permettre de mieux remplir ses missions : accompagner tous les élèves pour leur réussite scolaire, vaincre le décrochage scolaire et préparer les élèves à devenir des citoyens engagés et responsables. Afin d'atteindre ces objectifs, la marge d'autonomie des établissements est considérablement renforcée. L'octroi d'une dotation horaire supplémentaire de trois heures à la rentrée scolaire 2017 permet de répondre efficacement aux besoins de chaque établissement et favorise la diversification des modalités d'enseignement. L'organisation du temps scolaire est repensée pour mieux tenir compte des rythmes de vie et d'apprentissage des élèves.

La réussite de cette réforme repose sur l'engagement de tous, le pilotage et l'accompagnement par les personnels de direction et les corps d'inspection, la mobilisation des formateurs des personnels, l'implication des équipes éducatives et pédagogiques. Il s'agit de donner à tous les élèves la possibilité d'apprendre et de réussir en portant un regard clair sur leurs fragilités comme sur leurs potentiels, d'élaborer collectivement des stratégies pédagogiques, valorisant en particulier l'interdisciplinarité. L'accompagnement personnalisé, le travail en petits groupes et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) constituent des exemples concrets de ce travail.

Une nouvelle culture de l'évaluation au service des apprentissages

La réforme des contenus d'enseignement et de l'organisation de la scolarité obligatoire impose une rénovation de l'évaluation des acquis des élèves. C'est l'un des objectifs de la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République : « les modalités de la notation des élèves doivent évoluer pour éviter une « notation-sanction » à faible valeur pédagogique et privilégier une évaluation positive, simple et lisible, valorisant les progrès, encourageant les initiatives et compréhensible par les familles ».

Fruit du travail collectif mené par les équipes pédagogiques, le niveau de maîtrise du socle commun est apprécié à la fin de chaque cycle. Il tient compte de la nature transversale des connaissances et compétences du socle commun ainsi que du caractère progressif de leur acquisition. Afin d'accompagner les enseignants dans la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions, une banque de ressources est mise à leur disposition sur Éduscol. Les situations d'évaluation proposées contribuent à objectiver, à l'aide de descripteurs précis, le niveau de maîtrise du socle commun atteint par les élèves dans un champ disciplinaire donné.

Dans le cadre de la co-éducation, toute leur place est donnée aux familles. Une information claire et complète sur le parcours scolaire de leurs enfants leur est délivrée. Le livret scolaire unique du CP à la 3e est un des instruments nécessaires de cette information ; à ce titre, sa tenue fait l'objet d'un soin particulier de la part des équipes pédagogiques. Elles sont notamment attentives à la qualité et la lisibilité des écrits professionnels transmis dans les bilans périodiques et de fin de cycle.

La mise en œuvre du plan remplacement

Dans le parcours des élèves, la bonne continuité des apprentissages impose au service public d'éducation de veiller à ce que tout enseignant absent soit remplacé. Afin de répondre à l'exigence légitime des parents dans ce domaine et de développer la formation continue en présentiel des enseignants, un plan remplacement permettra à la fois de mieux gérer les absences des enseignants, de mieux organiser leur remplacement et de mieux informer les élèves et leur famille.

Un décret permettra d'établir un cadre juridique clair et sécurisé du remplacement dans le premier degré pour décloisonner la gestion et améliorer l'efficacité du remplacement en réaffirmant que l'ensemble des remplaçants sont affectés dans des zones pour répondre à l'ensemble des besoins de remplacement et à la formation continue en présentiel des enseignants et qu'un remplaçant a vocation à remplacer tout service (toute école, tout poste, toute durée) dans l'intérêt du service et des élèves. Les zones de remplacement comportent plusieurs zones infra-départementales et, le cas échéant, une zone départementale.

Une circulaire rappellera les règles relatives aux autorisations d'absence, les dispositifs d'organisation du remplacement à mettre en œuvre, les modalités d'information des parents ainsi que l'accompagnement des enseignants en cas d'absences répétées.

1.2. Des parcours scolaires cohérents et sécurisés

L'accompagnement pédagogique de l'élève dans chaque situation d'apprentissage

L'accompagnement pédagogique soutient la capacité d'apprendre et de progresser de tous les élèves. Cette posture pédagogique d'un enseignant attentif aux besoins des élèves, s'impose à toutes les situations d'apprentissage.

Au collège, l'accompagnement personnalisé constitue dorénavant un temps privilégié pour réfléchir aux processus d'apprentissage et explorer avec les élèves différentes modalités d'enseignement. Il s'agit de s'appuyer notamment sur toutes celles qui favorisent la différenciation pédagogique et la conquête progressive d'un niveau d'autonomie dans le travail personnel. Une réflexion est menée sur le travail personnel des élèves, qu'il s'agisse du travail individuel ou collectif, de ce qui le favorise ou l'empêche, de sa place dans et hors de la classe. En éducation prioritaire, ce thème fait l'objet d'une attention encore plus soutenue. Dans la classe, les enseignants sont particulièrement vigilants à ce que les objectifs d'apprentissage des tâches scolaires soient bien perçus par les élèves. La nature du travail donné hors de la classe est travaillée collectivement au sein du réseau (dans les écoles et au collège) et son accompagnement est rigoureusement organisé afin de laisser aux élèves le temps nécessaire à l'appropriation des savoirs ainsi qu'au développement de leur autonomie, pour ne pas creuser les inégalités scolaires. Au lycée, l'accompagnement personnalisé doit être pleinement mobilisé dans ces trois composantes : soutien, approfondissement des apprentissages et construction de l'orientation.

La création, le 1er février 2017, du corps des psychologues de l'éducation nationale trouve toute sa place dans l'accompagnement de la scolarité des élèves, en apportant un appui spécifique aux enfants, adolescents et jeunes adultes ainsi qu'à leurs familles.

Une orientation plus juste et mieux préparée 

L'École et l'ensemble de ses partenaires se mobilisent pour permettre aux élèves de construire progressivement leur orientation et favoriser leur bonne insertion dans le monde social et professionnel.

La mise en œuvre du parcours Avenir, proposé depuis la rentrée scolaire 2015, à tous les élèves de la classe de 6e à la classe de terminale se poursuit. Pour mieux s'orienter, il est notamment indispensable de découvrir la diversité du monde économique et professionnel, d'en comprendre le fonctionnement et les évolutions. À cet égard, et dans une démarche pédagogique globale et cohérente, les actions conjointes entre l'École et ses partenaires des mondes économique, professionnel et associatif enrichissent le parcours Avenir suivi par chaque élève.

Afin de faciliter une orientation choisie, l'expérimentation du choix de la voie d'orientation donné à la famille, menée depuis trois ans, est renouvelée pour deux ans. Les premiers résultats, particulièrement encourageants, ont montré une amélioration notable du dialogue nécessaire entre l'École, l'élève et sa famille qu'il faudra prolonger pour créer les conditions d'une généralisation de ce dispositif.

Les dispositions visant une meilleure préparation de l'orientation des élèves participent à la réduction des effets des inégalités sociales et notamment pour l'accès aux études supérieures. C'est le sens de la mise en place des parcours d'excellence, pour accompagner tous les élèves volontaires des collèges de l'éducation prioritaire et de territoires isolés de la classe de 3e au baccalauréat.

L'année scolaire 2017-2018 permet, après la généralisation à tous les collèges Rep+, l'extension du dispositif aux collèges Rep et la mise en œuvre au lycée du suivi individualisé des élèves de la classe de 3e Rep+ ayant intégré le dispositif à la rentrée 2016. Vous vous assurerez des bonnes modalités de l'accompagnement au lycée grâce à la mobilisation du partenariat avec les établissements d'enseignement supérieur et par le recours au tutorat par des étudiants.

Des transitions accompagnées

De l'école au collège, du collège au lycée, du lycée à l'enseignement supérieur, l'École a pour devoir d'accompagner les élèves dans chaque étape de leur scolarité et de rendre plus fluide leur parcours.

À cette fin, les équipes pédagogiques disposent de nouveaux outils. L'application Livret scolaire unique du CP à la 3e permet ainsi de suivre sans rupture les acquis scolaires pour tous les élèves des établissements publics et privés sous contrat. Elle favorise une évaluation plus harmonieuse et plus juste des élèves et rend ainsi plus équitables les critères d'affectation en lycée. L'application Folios permet de rendre compte des parcours éducatifs suivis par les élèves. Chaque élève peut devenir acteur de son parcours et garder la trace de son travail et de ses activités, y compris de ses engagements dans et hors de l'école, dans un compte personnel. L'application permet aussi aux équipes éducatives de disposer de ressources documentaires et pédagogiques pour les quatre parcours éducatifs, parties intégrantes du socle commun de connaissances, de compétences et de culture (parcours Avenir, parcours d'éducation artistique et culturelle, parcours éducatif de santé, parcours citoyen).

L'entrée au lycée et l'entrée dans l'enseignement supérieur sont accompagnées. La circulaire du 29 mars 2016 « Réussir l'entrée au lycée professionnel» a rappelé les mesures favorisant la transition entre le collège et le lycée professionnel telles que l'instauration d'une période de consolidation de l'orientation à l'entrée au lycée professionnel, les jumelages entre collèges et un CFA et/ou avec un lycée professionnel, l'organisation de journées d'intégration, la mise en place d'une semaine de préparation à la première période de formation en milieu professionnel ou encore la suppression de toute évaluation certificative en classe de seconde professionnelle. Appliquées à la rentrée 2016, ces mesures ont montré tout leur intérêt et leur mise en œuvre doit être poursuivie de manière déterminée. De la même manière, la transition entre la classe de 3e et la classe de seconde générale et technologique doit être accompagnée, en encourageant, par exemple l'organisation de temps d'accueil pour les nouveaux lycéens.

Toutes les mesures facilitant la transition vers l'enseignement supérieur sont encouragées. Elles trouvent leur place dans le cadre du parcours Avenir, des parcours d'excellence et plus généralement des actions conduites en faveur d'un continuum bac -3/bac +3. L'accompagnement personnalisé et les travaux personnels encadrés (TPE) préparent les lycéens à devenir étudiants, qu'il s'agisse de réfléchir sur l'orientation, notamment l'usage du « portail APB », de mieux connaître les métiers et les secteurs d'activité ou encore de les initier aux méthodes d'apprentissage de l'enseignement supérieur.

À compter de la rentrée scolaire 2017 débute pour une durée de trois ans l'expérimentation visant à admettre de droit tous les élèves de baccalauréat professionnel en Sections de technicien supérieur (STS), permise par la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté. Son objectif est de passer d'un processus de sélection à un processus d'orientation en STS, en déplaçant la décision d'admission de l'établissement d'accueil à l'établissement d'origine. Dans les trois régions académiques concernées (Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France), il s'agit de faciliter les poursuites d'études en STS des élèves qui disposent d'un niveau de maîtrise suffisant attesté par l'équipe pédagogique de la classe terminale et qui pourront, à terme, y être admis de droit. Afin d'ouvrir davantage de perspectives aux bacheliers professionnels pour leur poursuite d'études dans l'enseignement supérieur, 2 000 places supplémentaires en STS sont créées chaque année pendant les cinq prochaines années.

1.3. Une École juste et inclusive

Lutter contre les inégalités sociales et territoriales

L'École a fait de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales une priorité. Cet objectif concilie un soutien renouvelé aux élèves, aux établissements et aux territoires les plus fragiles dans une logique partenariale forte.

Faire réussir tous les élèves, quelle que soit leur origine sociale nécessite de développer partout, et particulièrement en éducation prioritaire, des pratiques pédagogiques qui s'adressent à tous, en prenant en compte, dans tous les temps de classe, les besoins des élèves les moins familiers de l'univers scolaire. Le référentiel de l'éducation prioritaire fournit des repères fiables aux équipes pour permettre de conforter et développer les orientations pédagogiques les plus efficaces pour la réussite de tous qu'il s'agisse d'enseigner plus explicitement en s'attachant à clarifier les enjeux des tâches scolaires, de faire percevoir aux élèves ce qu'il s'agit de comprendre et d'apprendre au-delà de ce qu'il s'agit de faire ou encore d'enseigner les compétences et les processus qui permettent de réussir et d'apprendre. Une circulaire spécifique renforcera les exigences attendues des différents niveaux de pilotage afin d'impulser et de soutenir plus fortement les évolutions pédagogiques souhaitées au sein des classes et des réseaux.

Notre volonté de réussite pour tous les élèves impose d'aider les familles en situation de précarité économique. Après une revalorisation des bourses de lycées de 10 % à la rentrée 2016, les bourses accordées aux collégiens d'origine modeste sont revalorisées de 25 % à la rentrée scolaire 2017 pour tous les échelons. Les mesures prises pour identifier et accompagner les familles qui ne sollicitent pas les bourses auxquelles elles sont pourtant éligibles sont renforcées. Parallèlement, le montant des crédits consacrés aux fonds sociaux des établissements scolaires atteint 65 millions d'euros en 2017, soit plus de 85 % d'augmentation depuis 2012. Cet effort permet d'aider au mieux les familles touchées par des difficultés économiques, et de mieux prendre en charge, en complément des bourses, les changements de situation des familles en cours d'année scolaire. Ces moyens supplémentaires accompagnent l'introduction, à l'article L. 131-13 du code de l'éducation, d'un droit à la cantine scolaire sans discrimination. Afin de tenir compte des conditions de vie matérielle des familles, il est demandé à tous les enseignants de veiller à ce que les demandes de fournitures scolaires restent raisonnables. De même, l'organisation des sorties scolaires exige discernement, anticipation et accompagnement, pour permettre à tous les élèves d'y participer. Afin de porter au mieux la politique sociale du ministère et de la coopération avec les autres services sociaux, les personnels du service social en faveur des élèves voient leur rôle conforté par la publication prochaine d'une circulaire relative à leurs missions. Les créations d'emplois, engagées depuis 2012 et accentuées à la rentrée 2017, permettront d'intensifier leurs missions et de faire face à des besoins accrus, mais également d'étendre leurs interventions dans des écoles en Rep+.

L'aide aux élèves et la volonté d'offrir à tous les mêmes chances passent par la mise en œuvre d'une politique de santé scolaire ambitieuse. C'est ainsi qu'afin de concourir à la démarche de promotion de la santé (éducation, prévention et protection), tous les élèves bénéficient d'un parcours éducatif de santé (PES) de la maternelle au lycée. Il présente et regroupe les dispositifs et les activités pédagogiques et éducatives mises en place en lien avec le socle commun de connaissances, de compétences et de culture et les enseignements. Le PES nécessite la collaboration de tous les acteurs pédagogiques, éducatifs, de direction, sociaux et de santé dans les écoles et les établissements scolaires et l'action des comités académiques d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CAESC). Sa mise en œuvre peut s'appuyer sur plusieurs ressources en ligne (guide d'accompagnement du PES, portail dédié à l'éducation à la sexualité, guide d'accompagnement des équipes pédagogiques et éducatives pour la mise en œuvre d'actions autour de la question des toilettes).

Cette politique, en faveur de la santé des jeunes, s'appuie sur une collaboration interministérielle étroite illustrée par la convention de partenariat avec le ministère des affaires sociales et de la santé qui renforce le travail commun entre les rectorats et les agences régionales de santé (ARS), et le plan interministériel d'actions en faveur du bien-être et de la santé des jeunes. Au titre de ce plan est engagée l'expérimentation du « P@ss santé jeunes » dans trois régions académiques afin d'organiser la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans grâce à un accès facilité à des consultations de psychologues libéraux. Les maisons des adolescents constituent les pivots coordonnateurs de ce dispositif.

L'aide apportée aux élèves et aux familles les plus fragiles s'accompagne d'un soutien renforcé aux établissements et aux territoires les plus en difficulté et d'une volonté réaffirmée de favoriser la mixité sociale.

À la rentrée scolaire 2017, 450 postes sont ainsi alloués aux lycées d'enseignement général, technologique et professionnel les plus fragiles. Les autorités académiques allouent ces moyens supplémentaires aux établissements les plus en difficulté, selon des critères qu'elles définissent, comme les caractéristiques socio-économiques ou la part des élèves qu'ils scolarisent provenant de collèges en Rep+ et Rep.

Afin de renforcer la mixité sociale et territoriale, vingt projets ont été mis en place à la rentrée scolaire 2016. Prenant appui sur des diagnostics territoriaux et conçus de manière partenariale, en particulier avec les collectivités, ils bénéficient d'un accompagnement scientifique qui permettra de mesurer les effets des solutions retenues, en particulier la création de secteurs multi collèges. En 2017-2018, cet engagement s'amplifie et près de la moitié des départements français seront concernés par plus de 80 projets similaires. Signe de l'importance des enjeux de mixité sociale, les autorités académiques sont désormais tenues de présenter, chaque année, un bilan de l'évolution de la mixité sociale et scolaire de tous les établissements scolaires de chaque district devant le conseil départemental de l'éducation nationale.

La loi n° 2016-1888 du 28 décembre 2016 de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne, en s'appuyant sur la loi pour la refondation de l'École de la République, a prévu de renforcer le soutien apporté aux territoires ruraux et de montagne. La baisse marquée et durable des effectifs des élèves, l'isolement ainsi que des conditions d'accès et des temps de transports scolaires spécifiques justifient pleinement des modalités particulières d'organisation de l'offre scolaire. Dans les départements ruraux et de montagne, les conventions « ruralité » constituent une démarche innovante de conventionnement pluriannuel reposant sur une concertation large avec les élus locaux. Cette démarche s'inscrit d'un cadre national, défini par l'instruction ministérielle du 11 octobre 2016 et bénéfice de moyens en emplois spécifiques. Pour assurer l'effectivité de cette politique, il importe d'identifier les territoires qui bénéficient d'engagements réciproques de l'État et des collectivités territoriales en établissant un diagnostic socio-économique objectif avec l'appui technique des services déconcentrés de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Les évolutions de l'organisation territoriale, qui concernent d'abord les périmètres communaux et intercommunaux, doivent conduire à engager un travail sur le découpage des circonscriptions du premier degré.

S'appuyant sur la volonté d'offrir les mêmes chances à tous les élèves, le parcours d'éducation artistique et culturelle a pour objectif de lutter contre les inégalités d'accès aux arts et à la culture. S'appuyant notamment sur le partenariat avec les acteurs du monde de l'art et de la culture, ou encore avec les collectivités territoriales, la structuration de ce parcours repose sur un pilotage territorial fort. Afin d'accompagner les territoires les moins pourvus de ressources culturelles, l'École a développé des dispositifs en lien avec le ministère de la culture et de la communication à l'exemple de l'opération « Création en cours ». Par ailleurs l'effort de déploiement de crédits supplémentaires prévu par la feuille de route interministérielle 2015/2017 en faveur de l'éducation artistique et culturelle se poursuivra, en veillant à une répartition qui prenne en compte les besoins des territoires prioritaires.

Accompagner la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers

La scolarisation des élèves en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers constitue une priorité renouvelée. Dans ce cadre, la création par le décret n° 2017-169 du 10 février 2017 du certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive (CAPPEI), certification désormais commune aux enseignants du premier et du second degrés, atteste de la qualification professionnelle des enseignants pour l'accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers liés à une situation de handicap, de grande difficulté scolaire ou à une maladie. Dans un même souci de reconnaissance, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) peuvent désormais accéder au nouveau diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social option « accompagnement à l'éducation inclusive et à la vie ordinaire » par validation des acquis de l'expérience (VAE). Des actions seront conduites en académie pour aider ces personnels à préparer leur dossier de VAE, en profitant du cadre assoupli prévu par la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels.

Afin d'accompagner l'augmentation du nombre d'élèves en situation de handicap dans le second degré et la diversité de leurs profils, le pilotage de ces dispositifs est renforcé. L'augmentation du nombre d'Unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS) en collège et les poursuites des parcours scolaires au-delà de la classe de 3e imposent la création d'ULIS en lycée, notamment en lycée professionnel. Ces mesures facilitent l'accès aux diplômes et aux attestations de compétences. Au regard du même objectif, une attention particulière est portée à la construction du projet d'orientation, étape essentielle, mais complexe pour tout élève et, en particulier, pour les élèves en situation de handicap.

Il importe de réaffirmer la place nécessaire des Établissements régionaux d'enseignement adapté (Erea) et les Lycées d'enseignement adapté (LEA) qui accueillent des élèves en grandes fragilités scolaire et/ou sociale ou rencontrant des difficultés liées à une situation de handicap. Le rôle pédagogique de ces établissements dans la lutte contre l'échec scolaire, leur mission d'accompagnement des élèves vers une qualification générale ou professionnelle ainsi que la dimension éducative des internats sont rappelés dans une circulaire en cours de préparation.

En ce qui concerne plus particulièrement les jeunes sourds, la circulaire n° 2017-011 du 3 février 2017 précise les conditions d'exercice du choix du mode de communication par les familles et des nouvelles modalités de scolarisation. Les Pôles d'enseignement pour jeunes sourds (PEJS) permettent de regrouper dans un secteur géographique donné les ressources nécessaires à leur accompagnement, dans le cadre d'un parcours continu et cohérent de l'école maternelle au lycée.

Le pilotage renforcé de la scolarisation des élèves allophones nouvellement arrivés, avec la mobilisation des corps d'inspection et l'appui des Centres académiques pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés (Casnav), doit permettre l'accueil sans délai et l'accompagnement de tous ces enfants et adolescents, en portant une attention particulière aux situations de grande précarité, aux mineurs non accompagnés, aux enfants de réfugiés et de demandeurs d'asile et aux effets psychologiques de ces situations. Les services académiques sont mobilisés pour contribuer à l'effort national pour l'accueil des populations de migrants. Avec le concours de formateurs bénévoles, dont certains sont issus de la réserve citoyenne de l'éducation nationale, ils contribuent à la formation en langue française des réfugiés et demandeurs d'asile adultes.

Afin de contribuer efficacement à la réussite des élèves dont les parents sont allophones, une nouvelle impulsion a été donnée au dispositif « Ouvrir l'école aux parents pour la réussite des enfants » (OEPRE). Il s'agit ainsi d'aider ces derniers à acquérir la langue française, à connaître le fonctionnement et les attentes de l'école ainsi que les valeurs de la République. En lien avec le ministère de l'intérieur, le financement du dispositif a été sécurisé et les règles de gestion simplifiées pour mieux répondre aux besoins des territoires.

Concernant la scolarisation des enfants de familles itinérantes et de voyageurs, il est rappelé que le statut ou le mode d'habitat des familles ne peut être une cause de refus d'inscription d'un enfant soumis à l'obligation scolaire. Lorsque la famille n'a pas de domicile stable, l'inscription dans un établissement public ou privé sous contrat peut être cumulée avec l'inscription auprès du service public du numérique éducatif et du Centre national d'enseignement à distance (Cned), sous réserve de l'avis favorable de l'Inspecteur d'académie -directeur académique des services de l'éducation nationale (IA-Dasen).

Vaincre le décrochage scolaire

Depuis la mise en œuvre du plan de lutte contre le décrochage scolaire, le nombre de d'élèves sortant chaque année du système éducatif sans qualification a baissé progressivement de 136 000 en 2013 à 98 000 à la rentrée scolaire 2016. L'effort consenti pour le déploiement des mesures du plan se renforce encore cette année, tout particulièrement dans le domaine de la prévention, dans le but d'atteindre l'objectif fixé par le Président de la République, de réduction de moitié du nombre d'élèves en situation de décrochage scolaire par rapport à 2012. Des objectifs ont ainsi été fixés aux académies afin d'atteindre l'objectif de 80 000 jeunes en situation de décrochage à la fin de l'année scolaire 2016-2017.

Afin de prévenir le décrochage scolaire, les alliances éducatives et le parcours aménagé de formation initiale, expérimentés dans plusieurs académies l'an passé, sont généralisés cette année.

L'effort accompli pour favoriser le maintien en formation des élèves ayant échoué aux examens des voies générale, technologique et professionnelle (baccalauréat, BT, BTS, CAP) est prolongé. Les élèves sont autorisés à préparer les examens à nouveau dans l'établissement dans lequel ils étaient précédemment scolarisés. À la rentrée scolaire 2017, l'objectif est d'augmenter significativement le nombre de lycéens qui tentent à nouveau leur chance après avoir été ajournés au baccalauréat, de leur proposer un parcours adapté à leurs acquis et à leurs projets et de les accompagner jusqu'à l'obtention du diplôme. Avec la même volonté de permettre la réussite de tous, la conservation du bénéfice des notes est étendue aux cas de changement de série dans les voies générale et technologique et aux changements de spécialité dans la voie professionnelle. Ces dispositions réglementaires nouvelles prennent effet pour l'année scolaire 2017-2018.

Afin de favoriser le retour en formation, l'information sur l'accès aux bourses pour les jeunes de 16 à 18 ans qui reviennent en formation sera développée.

La lutte contre les sorties sans qualification implique une procédure d'identification plus performante des jeunes en rupture de scolarité. Dans cette perspective, le Système interministériel d'échange d'informations (SIEI) évolue pour prendre en compte les jeunes en rupture de contrat d'apprentissage et apporter des améliorations fonctionnelles pour faciliter le suivi et l'accompagnement des jeunes par les acteurs des plateformes d'appui et de suivi des décrocheurs (PSAD).

Dans le champ de la remédiation, la consolidation des solutions proposées aux jeunes en situation de décrochage pour préparer leur retour en formation initiale (circulaire n° 2013-035 du 29 mars 2013) est essentielle. Les réseaux « Formation Qualification Emploi » (Foquale) de l'éducation nationale renforcent l'offre de formation (service civique alterné, clause sociale de formation, structures de retour à l'école, etc.) proposée aux jeunes en situation de décrochage. Ils interviennent en complémentarité avec l'ensemble des PSAD, en particulier les acteurs chargés de l'insertion des jeunes et les entreprises. Il est nécessaire, par ailleurs, de renforcer la coordination entre tous ces acteurs intervenant dans le repérage et l'accompagnement des jeunes en situation de décrochage. Les personnels « Mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) » ont vu leurs missions confortées par la publication d'un référentiel. Des textes préciseront prochainement les modalités d'accès à une certification.

Prévention et remédiation reposent sur des partenariats nécessaires avec les régions et le monde professionnel, qu'il s'agisse de prendre en charge les jeunes sortis sans diplôme ou d'agir sur l'offre de formation. C'est ainsi qu'un label « Entreprises engagées pour l'École » reconnaît désormais l'action des entreprises engagées dans cette lutte.

2. Une École porteuse des valeurs de la République

2.1. Une École qui assure la sécurité des élèves et des personnels 

Dans une conjoncture toujours marquée par la menace terroriste, la sécurité de la communauté éducative est une priorité absolue et doit rester une préoccupation permanente, partagée par tous.

La sécurité des écoles et des établissements scolaires face à la menace terroriste est mise en œuvre dans le cadre du plan Vigipirate, dont le contenu a été actualisé à la fin de l'année 2016 (« Faire face ensemble - Vigilance, prévention et protection face à la menace terroriste » SGDSN décembre 2016). Dans la perspective de la prochaine rentrée scolaire, et sous réserve de nouvelles instructions découlant de l'évolution du contexte, l'action du ministère devra porter sur la mise en œuvre effective et l'approfondissement des mesures arrêtées dans l'instruction interministérielle du 29 juillet 2016 et sur les quatre dimensions complémentaires qui y sont développées :

  • prévention des risques et préparation des écoles et des établissements scolaires ;
  • formation des cadres ;
  • capacités de réaction et sensibilisation de la communauté éducative ;
  • suivi des élèves et des personnels dans un processus de radicalisation.

Ces différents axes d'action font l'objet d'un pilotage renforcé aux échelles nationale et académique, auquel devront être associés systématiquement les représentants des services placés sous la responsabilité du ministère de l'intérieur et des préfets, ainsi que les élus des différents niveaux de collectivité concernés. Une attention particulière devra être portée au dialogue avec les représentants des personnels, en particulier des chefs d'établissement et directeurs d'école dont la bonne implication dans la mise en œuvre des différents volets du dispositif de prévention et de protection constitue un impératif majeur.

L'objectif est, en effet, aujourd'hui d'approfondir l'appropriation commune par les personnels de l'éducation nationale et les agents des forces de l'ordre. Le renforcement des dispositifs relatifs au Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) face aux risques majeurs et à la gestion de crise s'inscrit dans une démarche de responsabilité individuelle et collective face au risque. Cette démarche implique l'information des acteurs et des exercices de simulation. M@gistère offrira d'ici l'été un parcours de formation dédié et le Coordonnateur académique aux risques majeurs (CARM) proposera un accompagnement.

Par ailleurs, intégrées aux Groupes académiques climat scolaire (GACS) installés et généralisés par la circulaire n° 2016-045 du 29 mars 2016, les Équipes mobiles de sécurité (EMS) ont été renforcées pour répondre aux besoins de sécurisation dans et aux abords des établissements : elles contribuent à l'accompagnement de proximité des unités d'enseignement pour prévenir, anticiper et gérer les crises que celles-ci peuvent connaître. Elles peuvent être mobilisées pour la réalisation des diagnostics de sécurité et la protection du cadre scolaire. Dans certains établissements, la présence d'Assistants chargés de prévention et de sécurité (APS) vient prolonger leur action. À l'échelle nationale, la création de quatre centres de formation à la gestion des crises, en partenariat avec les Écoles nationales de la Gendarmerie nationale, permet aujourd'hui aux directeurs d'école, chefs d'établissement et corps d'inspection d'être sensibilisés à cette question.

À travers ses missions fondamentales d'apprentissage de la citoyenneté, l'École participe de la politique interministérielle de prévention de la radicalisation violente. Elle contribue au partage d'informations et d'actions entre acteurs de droit commun de cette politique.

2.2. Une École laïque qui prépare aux enjeux d'une société démocratique

La pédagogie de la laïcité, l'enseignement moral et civique, la mise en œuvre du parcours citoyen, la lutte contre les discriminations, le développement de l'éducation aux médias et à l'information, la généralisation de l'éducation au développement durable préparent les élèves à devenir des citoyens actifs, responsables et engagés dans notre société démocratique. L'École remplit cette mission grâce à l'engagement de tous ses personnels et à l'appui de ses partenaires.

La pédagogie de la laïcité et le parcours citoyen

En distinguant fermement  le savoir du croire, la laïcité est au cœur de la mission de transmission des connaissances de l'école. Dans le respect fondamental de la liberté de conscience de chacun, elle lui permet également d'être un creuset de citoyenneté en faisant prévaloir une stricte neutralité du service public d'éducation vis-à-vis des croyances, ou de l'absence de croyance, des élèves et de leurs familles, en mettant chaque élève à égalité face aux principes laïques. Le principe de laïcité est enseigné dans le cadre de l'enseignement moral et civique, et au-delà, il est partie intégrante de l'ensemble des enseignements et de la vie scolaire, comme le rappelle la Charte de la laïcité à l'École qui doit être présentée à la rentrée et signée par l'ensemble des parents d'élèves. De fait, aucune atteinte au principe de laïcité ne doit être laissée sans suite à l'École de la République. Le livret laïcité récemment actualisé et disponible dans tous les établissements scolaires permet ainsi de faire vivre le dialogue éducatif, au besoin jusqu'à la sanction, et rappelle l'ensemble des règles de droit qui répondent aux situations rencontrées par les équipes éducatives. 

De l'école au lycée, le parcours citoyen met en cohérence la formation de l'élève sur le temps long de sa scolarité, dans les premier et second degrés, mais aussi sur l'ensemble des temps éducatifs de l'élève, scolaire et périscolaire. La circulaire n° 2016-092 du 20 juin 2016 relative au parcours citoyen en précise les objectifs ainsi que les modalités de pilotage et de mise en œuvre. L'ensemble de la communauté éducative a la responsabilité de construire et de faire vivre le parcours citoyen, en assurant la convergence, la continuité et la progressivité des enseignements, des dispositifs et des projets, dans les écoles et les établissements scolaires, au sein des conseils de cycle, des conseils école-collège, des conseils pédagogiques et des Comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC), dans les académies, au sein des Comités dépar

Dimanche 12 mars 2017 @ 13:33:41 -:- Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami


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